Das jüdische Blatt
- Journal
- Das jüdische Blatt
- Volume
- V (1914)
- Issue
- 18 (1.5.1914)
- Date
- 1914-05-01
- Page
- Seite 8 (sequence 8)
- Language
- German
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8 Da» jüdische Matt. Nr. 18 sur le lit de douleur, rendre les derniers devoirs aux morts, venir en aide ä ceux qui 11’ont meme pas le pain de tous les jours,' .marcher dans la vie d’un pas allegre, avec bonne humeur et serenite, voilä qui fait, d’apres la tradition juive, le ich guemilouth hat^adim, rhomme qui a le sens de la communaute, de la solidarite. Eh bien, notre frere Nephtalie Levy s’est efforce d’etre cet homme de la tradition israelite, au coeur bon et genereux, ä Tintelligencb fine et enjouee, alliee ä une douce et d’inalterable gaiete, raarque d’une äme bien equilibree, non exempte meine d’une legere amiable pointe d’ironie, indice d’une raison avertie, mais profondement accessible ä tous 668 elements immateriels du sentiment et de la conscience religieuse. Et voilä ce qui explique pourquoi son coeur battait si fortement ä l’unisson de celui de son fils, et voilä ce qui explique pourquoi il a aime, d’une äme simple, candide mais ardente, tont ce qui est digne d’etre aime. II a aime d’abord, d’un amour vague mais sür, la vraie culture, en celui-lä meme qui accomplissait ce miracle de Science et de tendresse filiale, en prolongeant, pendant des mois et des annees, une pauvre vie qui allait en s’eteignant. Ah quelle joie, quel bonheur revelaient ses traits ravages par l’äge quand assis pres de vous, mon ami, debordant de confiance et de fierte paternelle et dejä touche par la main brutale de la mort, il se plaisait ä decouvrir en vous, non seulement le fils de sa chair, mais encore de son esprit et de son coeur. Car il etait attache, soude ä vous, selon l’energique expression de la Bible, nafcho Kechoura benafcho, par un ciment indestructible, fait de tendre affection, de douceur et d’emotion paternelle. S’il a aime la Science, d’un coeur ingenu, mais sincere, il a aime aussi le bien, la droiture et il etait heureux de saluer en son fils non seulement celui qui soulage le fardeau des miseres physiques, mais encore l’ardent defenseur de toutes les causes genereuses et nobles, le defenseur de la verite, de la justice et de la paix. Il a aime aussi la France, car enfant de notre obere Alsace, il sentait d’instinct et sans avoir fait de longues etudes, tout ce que notre pays represente dans le mon de de rayonnement intellectuel, d’idealisme, de force morale. Il a aime enfin sa religion, car il eut regarde ä la fois comme un manque de coeur et d’intelligence, l’infidelite ä une doctrine religieuse qui la premiere a proclame l’unite originelle du genre humain et consequemment la fraternite des hommes, qui la premiere a annonce, dans les temps ä venir, l’avenement futur d’une eite de paix et de justice, et qui la premiere a affirme l’existence d’un Dieu un et d’une conscience universelle. Il a aime, en un mot, sans autre epithefe et il a pu s’appliquer ä luimeme cette parole, si prüfende dans sa po^tique expression du chantre sacre de Chir hachirim dont nous venons de faire la lecture en notre fete de Päque: ani yechena velibi er «je suis presque endormi, je vais ä la mort, mais mon coeur reste eveille encore». Le ministre de la religion, messieurs, connait souvent mieux que les amis les plus intimes mysteres d’un coeur bon et charitable toujours jeune, toujours jaillissant, Au cours des nombreuses visites que nous lui avons faites ces derniers mois, ces dernieres annees, il nous a 6te donne plus d’une fois de faire appel ä ses sentiments genereux, de solliciter son concours en faveur de miseres dignes d’interet. Mais la plupart du temps, il alla au devant de nous, prevint spontanement nos desirs et nous offrit ce que nous n’avions meme pas songo ä lui demander, justifiant ainsi la vieille maxime du Talmud: Kol liameräliim al habrioth byedoua dichou mizera chel Abraham. «Celui qui compatit de lui-meme ä la misere d’autrui appartient sürement ä la posterite d’Abraham». Hiermit drücken wir der Familie Levy Wormser unser inngstes Beileid aus. Illarkirch. Fräulein Blanche W e i l l - Markirch wurde zum 1. April d. Is. als kaiserliche Post- und Telegraphenbeamtin etatsmäßig angestellt, und dürfte somit die erste jüdische Staatsbeamtin in Elsaß-Lothringen sein. Neu-Vreisach. Einen schweren Verlust hat unsere kleine Gemeinde erlitten. Frau Julie Weil!, die Gattin unseres langjährigen Parnes, ist plötzlich verschieden. Sie war eine von den echtjüdischen Frauen alten Schlages, wie sie leider immer seltener werden, eine Eisches Chajil im schönsten und höchsten Sinne des Wortes. Ihre Frömmigkeit war echt und ungekünstelt, ihre Gottesfurcht aufrichtig und wahrhaftig, die Gebote unserer heiligen Thora waren für sie das höchste Gesetz und die einzige Richtschnur ihres Lebens. Mit wahrer Freude und Hingebung erfüllte sie alle Mizwaus, mit welcher peinlichen Genauigkeit und Gewissenhaftigkeit beobachtete sie alle religiösen Vorschriften. Kein Wunder, daß sie auch in allen Werken der Menschenliebe Hervorragendes leistete, auf allen Gebieten der Gemillus ehesed vorbildlich wirkte. Sie hat eine große Lücke zurückgelassen in unserer Gemeinde, denn wir haben keinen Ueberfluß an Beispielen von hingebender, überzeugungstreuer Frömmigkeit. Ihr Andenken wird uns unvergeßlich sein. Möge der Allgütige dem schwergeprüften, vereinsamten Gatten reichlichen Trost spenden. Kayern. Ansbach. Nach schwerem körperlichem Leid, doch friedvoll, wie er gelebt, entschlief Herr David Zollfrei Er war ein treues, gutes, frommes Glied unserer Gemeinde, eia ETOn Don Ern Schrot und Korn. Seine Ergebung in allen Lagen seines Daseins war musterhaft. Sein Angedenken ist und bleibt gesegnet. jrrcufmt. Frankfurt a. IN. Von der Aguda: In München wurde eine Iugendgruppe gegründet mit 40 Mitgliedern, in Fürth wurde eine Iugendgruppe und eine partielle Mädchengruppe, in Posen eine Mädchengruppe gegründet. In Galizien fanden Versammlungen statt in Lemberg, in Zolkiew, in Kolomea. In letzterer Stadt wurde ebenfalls eine Iugendgruppe gegründet. Verbrechen oder Wahnsinn? Orlenberg. Der 54 Jahre alte Fruchthändler Abraham Stein in Cainfeld wurde letzte Nacht gegen 1 Uhr überfallen und mit einem Beil erschlagen. Seine Frau wurde schwer verletzt. Die älteste Tochter von 23 Jahren sowie die Mutter Steins trugen schwere Verletzungen davon, so daß an ihrem Aufkommen gezweifelt wird. Auch zwei Söhne von 22 und 18 Jahren, sowie eine 17jährige Tochter wurden verletzt. Stein starb eine Stunde nach dem Ueberfall. Das Haus wurde in Brand gesteckt; auch ein Nachbargebäude brannte nieder. Die Gerichtskommission in Herbstein stellte heute früh den Tatbestand fest. Von den Tätern fehlt jede Spur. Man weiß nicht, ob es sich um einen Raubmord oder die Tat eines Wahnsinnigen handelt. Posen. Die Wahl des Herrn Rabbiners Dr. Freimann wurde bestätigt.