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Das jüdische Blatt · 1914-01-30 · 5 (30.1.1914) · p. Seite 3

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Journal
Das jüdische Blatt
Volume
V (1914)
Issue
5 (30.1.1914)
Date
1914-01-30
Page
Seite 3 (sequence 3)
Language
German
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Nr. 5. Das jüdische Statt 3 oder an dem Glauben des Verurteilten. Das Recht war gekränkt, das Recht muhte wieder hergestellt werden. Eine in ihren Mitteln nicht wählerische Partei strebte danach, aus den Ruinen des beleidigten Rechts ihre Macht über ein ganzes Land auszudehnen. Die Grundsätze der Republik, die auf der Gerechtigkeit beruhen und sich in Gerechtigkeit zusammenfassen lassen, sollten in ihrem Glanze verdunkelt werden. Da traten diese paar Männer, die Picquart, Pressense, Scheurer Kestner, Zola auf den Plan und der der Wahrheit innewohnenden Kraft und der Wucht ihrer großen Persönlichkeiten gelang es, den Glanz der ihnen geliebten Republik wieder herzustellen. Von dem Tage an, wo das Recht und die Wahrheit siegte, trat eine gewaltige, heute noch nicht abgeschlossene Wendung in der Politik Frankreichs ein. Das ganze Land war in seinem Innersten aufgewühlt, wie ein Reinigungsprozeß war dieser Sturm der Gerechtigkeit über das Land dahingegangen, und die Bahn wieder frei gemacht für die ungeschmälerte Geltung der Gerechtigkeit gegen alle ohne Unterschied. Roulens hatte Recht. Der General Picquart hat das unsicher gewordene Gewissen Frankreichs wieder gefestigt, er war das Gewissen Frankreichs in jener Stunde. Wir bringen ihm den Tribut unserer Huldigung dar, nicht nur weil er uns Gerechtigkeit erkämpft hat, nicht nur, weil er uns Juden von einem drückenden Alp erlöst hat. Was sind denn wir gegen die erhabenen Ideen der Wahrheit, die Picquart vertrat! Wir zollen ihm den Dank, weil er den Stolz und den Grund einer jeden Religion, eines jeden Staats das reine Gewissen, die unbefleckte Gerechtigkeit wieder Herstellen half. Mit Picquart ist ein Stück von Frankreichs Geschichte zu Grabe getragen worden. Er hat eine glänzende Seite geschrieben in das goldene Buch, das die Geschicke jenes Landes erzählt. Sein Ruhm bleibt es aber hauptsächlich: Er war in einer harten Stunde eine symbolische Persönlichkeit, er war das Gewissen seines Landes, und da ein Land immer weiter wirkt auf die Völker und Länder, das Gewissen der Menschheit. Quelle est la tnission de I’homme sur terre? Fernand Weyl, Paris. Combien sont legions, les personnes qui croient' que le but supreme et unique de la vie consiste ä arriver a la fortune et aux honueurs, et par suite a ne s’adonner qu’aux joies et jouissances terrestres que ceux-ci nous procurent. Sous prötexte que Thomm e vient au nionde malgre lui, eiles pretendent que ce but est notre seule raison d’etre ici-bas et que c’est vers lui seid, que doivent tendre tous nos efforts, per fas et nefas. Y atteindre s’appelle pour eiles, vivre sa vie. Quelle grave erreur qu’un tel raisonnement! Si un de nos Sages, Rabbi Eleazar Hakappar a dit: „Gest malgrö toi que tu vis et c’est malgre toi que tu mourras“, — il a dit aussi „Xe crois pas que la tombe soit un refuge pour toi, car c’est malgre toi que tu seras appelle a reudre compte des actes de ta vie.“ Si donc l’homme doit rendre compte des actes de sa vie, c’est qu’il est responsable de ces meine actes! Responsabilite implique un devoir. C’est donc que l’homme a un devoir, une mission a remplir ici-bas. Nous se saurions objecter que nous ignorons ce devoir, cette mission, puisque Dieu lui-meme nous l’enseigne par la Torali .... N’arrive-t-il pas du reste ü cliacun de nous, de se dem ander: Qu’est pour nous ce monde qui nous en toure? Que lui sommes-nous et que lui devons-nous? Que sommes-nous nous-memes et quelle est notre raison d’etre? L’homme n’est pas un etre isole; c'est une creature parmi d’autres cröatures ses pareilles, souffrant par eiles, agissant sur elles et par eiles. De ces influences reciproques naissent les cvenements du monde; d’oü cette (piestion tonte naturelle „Qu’est le monde?“ De meine que nous ne pouvons comprendre le monde et l’humanite que par Dien — et ne reconnait-on pas le Maitre ä son Oeuvre? — de meine Dieu ne se manifeste que par sa Creation, par Thumanite, par l’Univers! La Torali pour nous apprendre nos devoirs envers Dieu — envers le monde et envers notre prochain, nous fait d’abord connaitre Dieu, — puis sa Creation. Si cette terre avec ses joies et ses jouissances n’etait que le seid et supreme but de notre vie et de nos efforts, rien que la pensee de la mort, de l’heure ou tout s’arrete, serait bien appropriee a nous rendre d’autant plus malheureux que nous avons ete heureux ici-bas! Quitter cette si douce habitude de la vie, saus espoir d’une nouvelle existence, voir d'un coup se liriser ces mille liens si cliarmants qui nous attachent ä notre entousage, a ce monde, sans espoir de pouvoir les renouer jamair, serait une pensee bien triste, bien insupportable; je dijai meine impossible. — Nos espoirs, nos craintes, nos oies, nos peurs, les combats que nous avons livres avec toute la force morale et materielle dont nous 6tions capables, les victoires que nous avons remportees, notre intelligence plus öclairee, notre caractere annobli et perfectionne, tout cela ne doit pas, ne peut pas se terminer dans une fosse de six pieds, et dans la quelle l'liomme, non! — la depouille de l'liomme sera enfouie a jamais! Aussi sur qu’il est vrai que l’homme en naissant va au devant de Ja mort, aussi vrai faut-il que cela soit, que les morts vont au devant d’une nouvelle vie. Cela est tollem ent vrai, tellement clair, le contraire est tellement impossible, que la Torali considerant cette verite connne absolue et naturelle, ne nous le dit pas directement mais nous le fait comprendre par des sousentendus. Rabbi Elazar Hakajipar disait: »Ceux qui naissent sont destinös a mourir«. II auralt tout aussi bien pu dire les liommes ou les vivants sont destines ä mourir; mais en nous disant: »Ceux qui naissent« il entern!alt nous faire comprendre par la que seulement »ce qui naissait« c'est-a-dire le corps liumain, et non pas l'liomme lui meine — non pas Tötincelle divine que le Createur insuffle dans cliaque corps liumain, — ctait, destinc a mourir. Cette distinction entre le corps liumain, produit de la terre et l'liomme lui-meme, representant le Souffle divin animant le corps est du reste bien definie par la Torali elle-meme, lors de la crbation de l'liomme. Dans la Genese (Cliap. 11 vers. 7) il est dit: »Dieu forma l’liomme de la poussiere de la terre et souffla dans ses narines une ame de vie; et l'liomme dev int ainsi un etre anime.« Ce ..qui. .fait. donc de Tetre liumain un etre vivant, ce n'est pas rÖfor-min-adomo — la poussiere de la terre dont son corps.est fait, mais bien le souffle divin qui anime ce corps. ...

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