Mannheim
Compact Memory

Das jüdische Blatt · 1914-01-09 · 2 (9.1.1914) · p. Seite 4

Scan of the page
Image: UB Frankfurt, Visual Library (IIIF)
Journal
Das jüdische Blatt
Volume
V (1914)
Issue
2 (9.1.1914)
Date
1914-01-09
Page
Seite 4 (sequence 4)
Language
German
Belongs to
journal issue
OCR quality
70% known words query
IRI
…/9052070-9097324-9052969--0908-9052973
Visual Library
page viewer of the UB Frankfurt

No entity mentions on this page.

OCR text

4 Das jüdische Klatt Nr. 2. Noi, c’est-ä-dire Farne comme prenant possession du corps ä sa formatiou, formant dualite avec lui et lui permettant de se perfectionner ii l’aide de cette enveloppe passagere, car c’est par les Organes corporels t[iie Farne vit et se manifeste. Le corps est le domicilium animal, son foyer, son sejour, sa demeure, et de meine qu’une torche donne une Inmiere plus pure ou une senteur plus douce selon la matiere dont eile est falte, de meine Farne accomplit plus ou moins bien toutes ces fonctions, selon la disposition, plus ou moins heureuse de ses Organes; ou pour me servir d’une autre comparaison, comme le vin garde le goüt du tonne an ou il fut mis, Farne gar de Fimpression du corps par l’intermediaire duquel eile agit et qui pour ainsi dire deteint sur eile. — La vie ne serait qu’une question physique; (piand le corps suceombe, la lumiere de l’esprit s’eteint egalement. Eli bien! nous trouvons la un des arguments les plus forts en faveur de Fimmortalite de Farne. — Car ne serait-il pas absurde de supposer que des esprits comme le divin Moise, le voyant Isa'ie, Galilee, Platon, Aristote et tant d’autres sont eteints parcequ’ils sont morts? Peut-on croire qu’il ait suffi d’un verre de eigne pour aneantir pour toujours un liomme comme Socrate? La mort n’est qu’un vain mot, une Separation apparente! L’irmnortalite nous eblouit de sa spendide esperance. Dans ce monde physique meme, oü rien ne perlt, mais ou tout se transforme, oü les fleurs meines jaillissent des tombeaux, ne voyons-nous pas la continuite persistante de la vie? Une preuve que l’äme est distincte du corps et n’a pas besoin de lui reside en ce que les force8 corporelies sont affaiblies par des impressions trop fortes et que souvent meine ses Organes sont detruits, tel que l’oeil par le soleil et l’oreille par un son trop puissant. L’äme au contraire se fortifie et grandit pour ainsi dire, au für et ä mesure qu’elle perqoit et apprend davantage. L’age attaque et diminue les forces du corps, mais augmente la puissance de Farne. A partir de 50 ans Farne se developpe, alors que le corps se debilite. — Les activites du corps sont toujours limitees, celles de Farne illimitees. Les formes geometriques, arithmetiques, logiques, que seules Farne peut saisir, ne sont-elles pas illimitees? De meine que Dieu remplit Funivers entier — Farne humaine remplit le corps humain — de meine que Dieu voit sans qu’on puisse le voir — de meine Farne voit sans qu’on la voit de meme que Dieu nourrit le monde entier, de meine l’ame nourrit le corps entier — de meine que Dieu est sain — l’ame est saine — de meine que Dieu tröne dans l’immensite cache— de meme Farne tröne cachee dans le corps — ce qui prouve bien que Farne est divine et immortelle puisqu’elle a tonte sortes d’attributions divin es. — Pour moi, je suis convaincu que le reel Moi, l’entite personnelle appelee ame doit avoir son origine propre et independante. L’enveloppe, le corps qu’elle revet n’est que l’accident. Ce qui prouve bien la dualite du corps et de l’äme, c’est que Fliomme fait le bien ou le mal, suivant qu’il se laisse dominer par les instincts vils et bas du corps — ou les aspirations elevees et ideales de Farne. Ponte — Amour — Justice — Misericorde — Devouement — Abnegation — ne sont pas des mots; ce sont des faits propres ä l’ame, qui exk aussen t Fhomme ä la hauteur des etres superieurs et des anges. Ici-bas Dieu nous fait entendre sa voix paternelle et aguerrit notre ame par le Destin. Cliaque ame fait son entree sur terre, c’est-ä-dire dans le temps, pure et capable d’atteindre le plus haut degre de la grandeur humaine. Naitre a teile heure, a tel en droit, de tels pareuts, avoir tels freres et soeurs, posseder teile capacite d’intelligence, telles forces corporelies, occuper tel rang dans la soeiöte, tels moyens d’existence, rencontrer tels professeurs, tels amis dans la vie, tout cela constitue le paradis terrestre oü Dieu place notre ame. Et pour que dans notre orgueil et notre vanite, nous n’oubliions notre Createur, ni le but pour iequel nous sommes sur terre, pour que nous ne nous attachions pas aux biens et jouissances terrestres, comme s’iis etaient eternels,' surviennent les douleurs, les döboires, les unseres huinaines pour nous rappeier que parents — freres — amis — Intelligence — honneurs — richesses — tout cela ne nous a etc que prete et non donne comme moyens pour perfectionner notre ame et remplir notre mission terrestre! Si nous laissons libre cours aux instincts materiels de notre corps, nous descendons au rang de la bete — car pour mieux satisfaire ces instincts grossiers et terrestres, nous asservissons notre ame, qui seule nous rapproche de notre Createur, c’est-ä-dire du Beau — du Bien — et du Juste. Nous oublions qu’il est notre Maitre et notre Pore et que nous sommes ses enfants et ses serviteurs. Tout ce qui nous entoure ne nous apparait plus comme existant par ordre divin. Bien ne travaille plus, n’agit plus dans un but prevu et determine par la tonte puissante sagesse de Dieu. Le soleil ne luit plus — le tonnerre ne gronde plus — le vent ne souffle plus — la terre ne verdit plus — les arbres ne donnent plus leurs fruits parce qu’ils le doivent, d’apres un plan divin et sagement ordonne, mais par une force qui leur est personnelle. Ne croyant plus qu’en notre propre Intelligence, notre propre force, n’ayant plus aucune retenue, nous ne cherchons plus que Fasson vissement complet de toutes les passions egoistes et bestiales qui nous dominent! Nous oublions que nous avons une' ame et que nous sommes libres et responsables! Qu’est-ce qui nous rend libres? c’est Farne. Donc l’äme est. — Or, qui dit libre, dit responsable. Responsable en cette vie? Non — car rien de plus demontre que la prosperite possible et frequente des mechants, et l’infortune immeritee des bons pendant leur passage sur cette terre. L’homme alors est-il responsable apres la vie? Evideminent, puisqu’il ne Fest pas dans la vie. Donc quelque chose lui survit pour subir cette responsabilite: l’äme. — Donc la mort n’est pas la fin de tout. Elle n’est que la fin d’une chose et le commencement d’une autre. A la mort, Fhomme finit, mais l’ame commence. L’äme est donc preexistante au corps et lui survit: eile subit des transformations successives et constantes dont la vie terrestre n’est qu’une pliase, pour arriver progressivement ä la Perfection, but supreme et plus que probable de la creation. Fernand "Weyl, Paris.

Text as recognised by OCR (ABBYY FineReader), without corrections. Entity mentions: TagMe (2021); their positions were matched to this text again.