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Das jüdische Blatt · 1913-07-11 · 28 (11.7.1913) · p. Seite 2

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Journal
Das jüdische Blatt
Volume
IV (1913)
Issue
28 (11.7.1913)
Date
1913-07-11
Page
Seite 2 (sequence 2)
Language
German
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2 Das jüdische Klatt. Nr. 28. als den Aussprüchen nichtjüdischer Größen. Was seit undenklichen Zeiten in der Thora ausgesprochen ist, findet bei den Zeitgenossen erst dann Beachtung, wenn ein nichtjüdischer Gelehrter zu dem gleichen Ergebnis kommt. Und diese beschämende Eigentümlichkeit macht sich besonders geltend, wenn es sich um unsere völkergeschichtliche Stellung handelt. Schon seit Jahrtausenden weisen die Propheten darauf hin, daß Israel seine Bedeutung nicht finden kann in dem Aufgehen unter die anderen Völker, daß es unüberwindlich ist, so lange es auf der Höhe seiner göttlich großen Bestimmung steht. Dies ist ja aber auch die Anschauung, die uns über unsere weltgeschichtliche Mission mit so großem Nachdruck aus den Spruchreden Bileams, unseres erklärtesten Feindes, entgegentönt und uns so unwiderleglich von der Wahrheit der göttlichen Verheißung überzeugt: Wenn die Völker der Erde sehen, daß der Name Gottes über dir genannt wird, werden sie dir Würdigung und Achtung nicht versagen. (Deuteron. 28, 10.) Rabb. Schüler. -^- Sionisme et assimilation *) ou Israel parmi les nations. Jüai lu clans le „Jüdische Blatt“ a la date da 13 juiu nn article intitule „Zionistisches“. J'y ai vu la formation d’im comite liberal avant pour but, de combattre „le sionisme“ c’est-ä-dire le nationalisme au nom de d'assimilation. J’avoue avoir ete fort surpris d’y voir figurer, pour la plupart, des gens occupant tous des situations oii il est necessaire d’avoir passe par des etudes tres approfondies et par consequent, denotant une culture d’esprit et d'intellect assez etendue. Malgre cela, ce comite en particulier et les liberaux en general ne me paraissent pas se rendre un compte exact de la question juive. 11s 86 placent sur un terrain tout autre que celui sur lequel il y a lieu de se placer. Que vient faire en cette affaire la question nationale? et oü a-t-on jamais vu qne suivre et pratiquer la religion mosaique soit en Opposition avec nos devoirs de citoyens? On viendra peut-etre m’objecter que le sionisme ne tend ä rien moins qu'a reveiller notre nationalite perdue et ä nous inciter soit a retourner en Palestine, soit a former un Etat dans l’Etat. Examinons le sionisme sous ce rapport. L'objection eut ete bonne dans les temps passes oii la liberte de conscience n’existait pas et oü nous n’etions que tolüres. 81 la tolerauce alors etait revocable et precaire et constituait pour nous une epee de Damoclös suspendue sur nos tetes, aujourd’hui la liberte est un droit inalienable qui fait de nous tous, des enfants du pays oii nous sommes nüs et nous rend bgaux devant la loi. Cette confusion de nationalite et de religion me parait provenir de ce que, de tout temps, on a confondu la nationalite juive avec la religion hebraique ou mosaique, culte national des habitants de la Judee. La religion nationale de la Turquie est le mahometisme — de l’Espagne, le cathoiicisme — de l'Angleterre, le *) Obgleich u. E. der Verfasser das Wesen des Assimilantentums und des Zionismus nur zu streifen scheint, geben wir den Artikel gern wieder als ein interessantes Dokument der religiösen Gefühle, die manche gut jüdischen Kreise im Heimatlande der Emanzipation beleben. protestantisme, cela veut-il dire que tous les mahomotans sont des Turcs — tous les catholiques des Espagnols — tous les protestants des Anglais? ou cela prouve-t-il que les habitants de ces divers pays qui ne sont pas de la religion nationale du pays oii ils sont nos soient moins attaches ä leur patrie pour cela? Pour cette raison seule le sionisme a le grand fort de vouloir ressusciter la nationalite juive; je dirai meine mieux, que cela est impossible et impraticable parceque nos lois elles-memes s’v opposent. Pour nous en rendre compte, jetons un regard en arriere, bien loin dans les siocles passes au sortir de l’Egypte. Ce fut dans le desert que Dien se revela aux Israelites comme le seid Createur — le Maitre de la nature — le Defenseur des opprimes — le Juge des orgueilleux. Par la Torah il leur apprit comment l’homme devait agir, se conduire et se sanctifier pour arriver <i la perfection et servir de modele a tonte l’humanite. Apres quarante ans d’epreuves dans le desert, Israel devait entrer sur la scene du monde comme nation, pour montrer et apprendre aux autres nations que Dien seid etait le Dispensateur de toutes choses ici-bas et qiril suffisait d’accomplir la volonte divine et de s’y consacrer pour obtenir de sa main tout ce que le coeur humain pouvait desirer. Ter re, prospbritb, nationalite lui furent donc denn es non pas comme but de sa vie, mais comme moyens, pour accomplir cette volonte divine en remplissant les preceptes de la Torah. — Il devait dans sa prosperite se tenir separe des autres nations afin de ne pas apprendre d’elles a considerer cette prospürite comme le seid but de la vie et ii disparaitre comme eiles par suite de son idolätrie pour les possessions et jouissances terrestres. Ayant man que ä cette mission comme peuple, il se vit düpossedü de tout ce qui fut la cause de cette chute, de ses richesses, de sou pays, de sa nationalite. Il fall nt l’eloigner de ce pays qui l’avait rendu orgueilleux et traitre a sa mission! Le seid bien qu’il devait empörter dans son exil c'etait la Torah, l’unique raison de sa vie. A l’avenir il ne devait plus y avoir pour lui d’autres liens d’unitü que Dien et sa mission — l’accomplissement des prbceptes de la Torah. Les juifs ont donc perdu leur nationalite par la dispersion necessaire. Ce fut dans le cours des ovenements une loi ineluctable d’ordre divin, comme il est d’ordre divin, et naturel pour les astres de vaguer dans les espaces sans se rencontrer jamais. Dans ces conditions. comment les sionistes osent-ils esperer d’arriver par des moyens lnimains a la realisation de ce qui ne saurait etre abroge que par la volonte divine? Les juifs ne retrouveront leur nationalite en Palestine qu’au moment precis oü la volonte divine en aura decide ainsi a la suite d’evcnements que nul etre humain ne saurait prevoir—ui empecher? Pouripioi donc alors, o sionistes, vouloir anticiper sur ces ovenements? Mais oü est-ilecrit, messieurs les liberaux, qu'il ya antagonisme entre notre patrie, c'est-a-dire le lieu oü nous sommes nes, oü nous avons souffert et oü nous avons eu toutes les joies, ce sol beni oü nous sommes attaches par tous les fibrös de notre etre et la religion de nos peres? Qu'entendez-vous donc par assimilation?

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