Mitteilungen des Verbandes der Jüdischen Jugendvereine Deutschlands
- Journal
- Mitteilungen des Verbandes der Jüdischen Jugendvereine Deutschlands
- Volume
- 4 (1913)
- Issue
- 6/8 (1.6.1913)
- Date
- 1913-06-01
- Page
- Seite 214 (sequence 55)
- Language
- German
- Belongs to
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— ~2\A — Dr. Apfel: Löir fcecit die Beratungen fort. Ich erbitte Ibr Einverständnis dafür, Satz wir dem Vertreter der . Association jeunes jnifs, tperrit I >r. Mölamet aus Paris, gef ftottcn' eine Erklärung ab',»geben. (Zustimmung.) vr. Mölamet (Paris): Mesdames et Messieurs, je vous ai vus hier ä la joie, aujourd'hui au travail. Et l’impression de grandeur et de 1 beautd que m'avait taissde votre magnifique soirde d'inauguration, s’est encore accrue ce matin. Mesdames et Messieurs, en suivänt vos ddbats si passionnants, era vous ecoutant discuter des grands problfemes du judaisme moderne, je me sentais envahir d’une bien douce joie. Car j’ai vu que vos lüttes <?taient nos lüttes, vos espoirs les notres, votre iddal notre ideal. Et je me disais: il kaut que vos iddes, que nos idees b tous, aient vraiment de la force, de la noblesse, pour que vous ayez pu susciter un tel mouvement d'enthousiasme parmi la jeunesse juive, d'.^llemagne, et pour que, de l’autre cöt£ de la frontibre, — sans riep connaitre de vos tendances, sans meme souptjonner votre existente, — des jeunes gens juifs aient senti le besoin de se grouper autour d'un programme identique au votre. . . Oui, camarades, — vous me permettrez bien de vous donner ce nom?, — tout comme vous, nous voulons b cotö de certaines aspirations fort respectables, mais qui nous divisent et nous affaiblissent creer un terrain d'entente, d’union, un terrain neutre au point de vue de politique juive, oü pourront se rencontrer tous ceux qui veulent travailler au bien du judaisme moderne. Comme vous, nous voulons affirrher notre attachements au pays dans lequel nous virons au peuple qui nous a accueillis. Juifs, nous voulons travailler b la grandeur du judaisme; — citoyens franijais (ceux d'entre nous qui ne sont pas encore frantpais, ne tarderpnt pas b le jdevenir) citoyens fran^ais dis-je, nous voulons contribuer b la grandeur de la France. ... Vous vqyez, camarades, que nos tendances sont les memes que les vbtres. Et devant cette communautS d’efforts, d’id^al, (une rdde vieTit naturellement b l’esprit), ne pas £tendre notre mouvement en dehors des limites de notre pays respectif: pourquoi ne pas voir ici parmi vous non pas seulement des deleguds des Jeunes-Juifs de Paris, mais aussi des deleguts d'Angleterre, d’Autriche, d Italic et d'ailleurs? pourquoi ne pas chercher b cr£er sur ce terrain de neutralit£ qui nous est chez, — disons le mot, — une Föderation des Jeunes-Juifs d’Europe, et peut etre d’Am^rique . . .? Ai-je besoin de vous dire les avantages d’une pareille Föderation? ' Est-ce que, par exemple, pour une affaire aussi monstrueuse que l'affaire Beiliss, l'effet moral n’eut pas ötö considtrable, si le meme jour, presque b la meme heure, les jeunes juifs avaient Organist? dans les principales villes d’Europe des Meetings de protestation contre l'ödieuse accusation de meurtre rituel, contre ce crime b la concience humaine . . . La Föderation aurait dans un ayxnir plus ou moins lointain, une consequence assez inattendue: la rögöneration de la langue