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Actes et conférences de la Société des Études Juives · 1889-01-01 · 4 (1889) · p. Seite CDXXXVIII

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Journal
Actes et conférences de la Société des Études Juives
Volume
4 (1889)
Article
Le Talmud
Date
1889-01-01
Page
Seite CDXXXVIII (sequence 58)
Language
French
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CDXXXVI1I ACTES Et CONFÉRENCES Quand, un siècle après la clôture de la Gliemara palestinienne, le" Talimid de Babylone, ù son tour, reçut sa rédaction définitive, il fut universellement adopté dans les écoles juives; et les chefs des Académies, lesSaboraim (opincmtês, du vic au vin0 siècle), déclarantle textô fixé, décidèrent qu'on ne pourrait plus y apporter de modification. Malgré les persécutions de Jezdegerd II, de Firuz et de Kobad, qui fermèrent en Perse les écoles durant soixante-treize ans, et interrompirent renseignement de la tradition, le Talmud devint un livre classique que Ton étudia et commenta. Si les Saboraim s'occupèrent plus spécialement de la grammaire, en établissant pour la Bible le système des points-voyelles, les Gheonîm" {excellentes, du vin0 au xi° siècle), à côté de travaux lexicographiques, s'adonnèrent surtout à l'étude du Talmud. Sous leur impulsion, ce livre forma là base de l'enseignement et devint pour les écoles "ce que la Michna avait été pour les Amoraïms. A cette époque appartient la ' rédaction des Grandes Décisions {Hcdalohotli^Ghedoloth); ouvrage où les principales décisions du Talmud sont classées dans Tordre des 613 commandements du Pentateuque auxquels on les avait rattachées. Cependant avec les conquêtes des Arabes, les études juives sise répandent en Afrique et en Espagne. Le mouvement gagne en- Suite la Provence et l'Italie, puis les régions qui se trouvent au nord de la Loire jusqu'aux provinces germaniques des bords du Rhin. De tous côtés s'ouvrent des écoles et se publient des œuvres remarquables à divers titres. Au xic siècle, R. Hananel entreprend un abrégé de la partie halakhique du Talmud, dont s'inspire et que fait oublier le travail semblable de R. Jacob de Fez (1013-1103) A la même époque paraît le Commentaire perpétuel de R. Salomon Isaaki, dit Rachi, de Troyes en Champagne, chef-d'œuvre de concision, de netteté et de clarté. Le siècle suivant, Maïmonide, « l'aigle de la Synagogue », donne son commentaire arabe sur la Michna, et cette œuvre magistrale qu'il appelle Michnù Thora} « la seconde % loi », et où, embrassant tout le domaine de la Halakha, il cherche à coordonner l'immense amas des décisions. En France, Rachi a fait école. C'est à lui que se rattache directement toute cette pléiade de rabbins français à qui l'on doit, aux xrie et xrne siècles, les gloses talmudiques, appelées Thosœphoth ou Additions. C'est cette œuvre

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