Actes et conférences de la Société des Études Juives
- Journal
- Actes et conférences de la Société des Études Juives
- Volume
- 4 (1889)
- Article
- Le Talmud
- Date
- 1889-01-01
- Page
- Seite CDXVIII (sequence 38)
- Language
- French
- Belongs to
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CDXVI1I ACTES ET CONFÉRENCES clans la Halakha, ne contient que des légendes, des fables, toute la littérature poétique des Midrachim. Or, pas plus qu'on n'irait chercher l'étude des dogmes catholiques dans les légendes-de la Vierge, des saints et de Satan, il ne faut voir clans cette littérature midrachique l'idée religieuse du judaïsme dans sa forme première et essentielle. C'est donc à la Halakha seule qu'il faut nous attacher si nous voulons comprendre le Talmud et trouver la loi de 'sa genèse. Elle seule est la lettre où le judaïsme s'est incarné. Et, en effet, si nous interrogeons la Synagogue sur l'origine de la tradition, elle nous dira que la loi orale remonte à la révélation sinaïtiqué, que le développement en est déductif ôt soumis à des principes absolus et que cette immense floraison d'Halaldioth n'a été que l'épanouissement régulier d'une loi et d'une pensée primitives. « L'Ecriture, les décisions des docteurs et tout ce qu'un pieux disciple pourra enseigner a été donné à Moïse sur le Sinaï. » I *LA HALAKHA SUIVANT LA SYNAGOGUE. C'est un principe capital du judaïsme qu'à côté du code renfermé dans le Péntateuque, Moïse a reçu de Dieu, sur le mont'Sinaï, une loi orale qui est le commentaire développé de cette loi écrite. il n'est pas un précepte, pas une décision, pas une disposition cérémoniale, qui . n'aient été accompagnés d'explications orales que Moïse devait transmettre verbalement. Ces explications, d'ailleurs, avaient le même caractère sacré que le reste de la loi écrite. Celleci, dans sa concision, est souvent obscure; elle est incomplète, car elle procède le plus souvent par exemples; parfois môme, elle renferme des contradictions apparentes, parfois des répétitions qui semblent inutiles. Les exemples abondent: « lésera livré à la mort sur la déposition de deux ou trois témoins », lit-on dans le Deutérjnome (xix, 5). Est-ce deuxv? Est-ce trois? — Lévitique, xxi, 12,