Actes et conférences de la Société des Études Juives
- Journal
- Actes et conférences de la Société des Études Juives
- Volume
- 4 (1889)
- Article
- Le Talmud
- Date
- 1889-01-01
- Page
- Seite CDI (sequence 21)
- Language
- French
- Belongs to
- chapter
- OCR quality
- 66% known words query
- IRI
…/1099854-5241368--444-1100262- Visual Library
- page viewer of the UB Frankfurt
OCR text
LE TALMUD CDI coucher du soleil à l'apparition des étoiles. Ainsi le temps qu'emploie le soleil à nous envoyer sa lumière (cette durée de 5,000 pas des deux crépuscules) est le sixième de celui qu'il met à nous éclairer (cette durée de 30,000 pas). Donc l'épaisseur du firmament est 6 fois moindre que la longueur de l'orbite solaire. « — A côté de ces enfantillages, on trouve des affirmations comme celles-ci: E. Gamaliel dit: c< .C'est une tradition de famille dans la maison de mon grand-père, que la nouvelle lune est tantôt* en avance et tantôt en retard; en tout cas, elle n'apparaît jamais qu'après 29 jours \ 7 plus Jd'heure et 73 parties d'heure ». L'heure dans le Talmud est divisée en 1,080 parties : —• remarquons, en passant, l'heureux choix de ce nombre divisible par les 9 premiers chiffres, hormis 7, — ce qui donne, toute réduction faite, 29', 12h, 44m, 3S, 3. L'approximation n'est pas mal considérable, puisque le mois synodique, dans le mouvement moyen de la lune, est de 29J, 12h, 44m, 2S, 8. — Voici une assertion bien curieuse : « Les sages d'Israël prétendent que la sphère est immobile, et que ce sont les planètes qui se meuvent; les savants des autres nations prétendent que les planètes sont fixées à la sphère qui tourne ». — Mais que dire de celle-ci : « Les sages d'Israël prétendent que 3e jour le soleil roule au-dessous du firmament et la nuit au-dessus (ce qui le rend invisible), les sages des nations étrangères prétendent le contraire ». — Il semble que R. Josué (vers la fin du itr siècle) ait su calculer l'apparition de la comète à laquelle Halley a attaché son nom. Le Talmud parle des profondes connaissances astronomiques de Samuel le babylonien, qui avait spécialement étudié la îune. C'est lui qui déclarait connaître les routes du ciel aussi bien que celles de Néhardéa, à l'exception des comètes dont il ne s'expliquait pas la nature. « Nous savons seulement par tradition, ajoutait-il, que les comètes ne traversent pas Orion, sans quoi elles briseraient le monde, et si elles paraissent le traverser, c'est la lueur qu'elles projettent qui traverse la constellation, et non elles-mêmes. »x Ces citations où l'on remarque plusieurs fois le mot tradition, semblent prouver que, si quelques-uns s'occupaient plus spécialement des sciences exactes, celles-ci étaient absolument étrangères au reste des docteurs. Possédait-on une méthode scientifique de recherche? Nous ne' le pensons pas, et nous sommes