Actes et conférences de la Société des Études Juives
- Journal
- Actes et conférences de la Société des Études Juives
- Volume
- 4 (1889)
- Article
- Le Talmud
- Date
- 1889-01-01
- Page
- Seite CCCXCIX (sequence 19)
- Language
- French
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LÈ fALMUl) GGGXCÎiX cohnâîsganëës dànâ la Hâggada ni pour permettre, ni potir défendre, iïï frôtifr dêôlârèr ptir, ni pour déclarer impur. » (35ë§t dané ïimmënse champ dè là Haggâda qùô Se développe îîftrefiaëht l'esprit oriental dans toute sa richesse et sa plénitude. C'est giii^tôtlt dans là Hâggàda qu'il fàiit técfaërcher les croyances, les idéësf, lès sentiments qui animaient lë mondé juif et îUèmé le monde asiatique, dans ëes sîèclës si féconds qui ont vu s'épanouir l'immense fiôràisôtt dé Superstitions de l'empire, ët germé* et grandir là rôîigioû de Jésitè ët des apôtres; qui oht vu le riche développement dii myS-- tiëiémé oriental ët le Suprêîfië effort de là philosophie grecque, jetant utië dernière" et éclatante lueur. Dans ce trésor où Sont entassées pêle-mêle leâ pliiS nohîés croyances qtl'àit pti connaîtré le monde, comme aussi les plus bizarres pénséës qui àient jamais traversé eervëaii humain, on trëiive eômmè uné sorte de microcôsmê ou tôute çëtté civilisation disparité réparait dans SôS traits les plus saillants, Ajoutëz iôUt ce qui ëàraétérise lé judaïsme et lui donne son cachet propre, ses croyances religieuses et morales, ses coutumes-et ses usages, dérivant d'à ses doctrines religieuses, ou, s'ils sont ûn emprunt â dës nations vôisinës, Si complètement transformés, et si Mén marqués de l'empreinte juive qu'ils paraissent originaux, et vëiià cômprëîidrez quel profond intérêt présente la Haggàda àti penseur ët àu savant qui ïéchërchënt les* manifestations dé la pensée humainé, sous quelque forme qu'elles se produisent. Il y aurait un gratid" tràvâil à faire et qui consiStérait à trier ët coordonner tout cët amas ëonfûs de richesses que notis présente là Haggada. Il faudrait la réprendre, là clâsser méthodiquement comme nous autres modernes lë demandons, montrer ce qu'elle connaît dans les sciences ëxaétés ët dânS les sciences naturelles, la part de vérités qu'elle a pti trouver, et la part d'erreurs qu'elle a recueillies. Il faudrait étudier dë près sà môralé et sa philosophie religieuse (la Seule qu'elle connaisse), et voir jusqu'à quelle hauteur elle a pu S'élever. Ët comme, pour l'histoire dë l'ësprit humain, rien n'est plus instructif qtië l*ëtude des maladies intellëctuelieS, qtti font mieux comprendre l*état de Santé de la pensée, dé même que là physiologie* trouve un puissànt seéôtirs dans l'examen des phénomènes morbides, ce serait surtbut d'ans sës bizarreries, ses fabîefcl, ses superstitions qu'il fau-