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Actes et conférences de la Société des Études Juives · 1889-01-01 · 4 (1889) · p. Seite CCCXCVI

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Journal
Actes et conférences de la Société des Études Juives
Volume
4 (1889)
Article
Le Talmud
Date
1889-01-01
Page
Seite CCCXCVI (sequence 16)
Language
French
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IRI
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GCCXCVI ACTES ET CONFÉRENCES et à une époque où les livres étaient rares, où surtout la tradition ne pouvait s'écrire, un long séjour était nécessaire sur ^es bancs de l'école pour devenir capable de prendre part aux discussions des sages. L'on serait presque tenté de prendre à la lettre ces récits talmudiques qui nous parlent de vingt années passées par quelques éminents docteurs de la Halakha dans l'apprentissage de la loi. Pour terminer cet examen des divers caractères de la Halakha, il nous reste à parler de la forme der renseignement. Les docteurs tenaient, dans les localités qu'ils habitaient, des écoles (JBeth Ham* Midrasch, maison de T étude) où ils réunissaient de nombreux disciples. Ceux-ci recevaient d'avance un point de doctrine à étudier ^et, le jour delà discussion, se présentaient avec les arguments tout préparés. Le maître alors les interrogeait, et, par une série de questions habilement posées, les amenait à trouver eux-mêmes les réponses. Ce n'était donc pas un enseignement ex professo, mais une vaste conversation à laquelle les docteurs conviaient leurs disciples et dont ils se vantaient de profiter autant qu'eux.] Les disciples, à leur tour, allaient répandre au loin la doctrine du maître. De là les expressions qu'on rencontre à chaque pas dans le Talmud : « Un tel dit au nom d'un tel, qui l'a reçu d'un tel, etc. » Quant aux discussions qui devaient aboutir à la fixation de la loi, voici comment elles avaient lieu. Les docteurs se réunissaient dans le tribunal ou synhédrin, souvent accompagnés de leurs élèves, qui, derrière une barrière, écoutaient en silence. Les docteurs, après une discussion publique, décidaient à la pluralité des voix le point de doctrine. La séance était dirigée par le Nassi, où prince, et le président du tribunal [A b Beth Din, le chef de la.maison de justice), les deux chefs religieux de la nation. Le Talmud admet que ces deux dignités remontent à l'institution de la grande synagogue, et -que depuis Siméon le Juste, contemporain d'Alexandre te Grand, et le dernier membre de cette assemblée, elles se sont perpétuées sans interruption. La Michna cite une série de couples [Zougofh) de docteurs qui depuis Siméon le Juste jusqu'à Hillel et Chammaï se succédèrent dans l'enseignement de la loi orale, et elle semble conférer au premier de ces docteurs le titre de Nassi et au second celui d'Ai Beth Din. Avec Hillel et Chammaï finit la dernière couple et leurs

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