Actes et conférences de la Société des Études Juives
- Journal
- Actes et conférences de la Société des Études Juives
- Volume
- 4 (1889)
- Article
- Le Talmud
- Date
- 1889-01-01
- Page
- Seite CCCXCV (sequence 15)
- Language
- French
- Belongs to
- chapter
- OCR quality
- 59% known words query
- IRI
…/1099854-5241368--438-1100256- Visual Library
- page viewer of the UB Frankfurt
OCR text
LE TALMUB eecxcv: que nous avons donnée au début de cet article. Le premier ordre s'occupe des lois, sur les productions des champs. Parmi celles-ci quelques-unes concernent le mélange des semis. Voilà les docteurs amenés à parler incidemment de la botanique et à rappeler de cette science certaines connaissances acquises préalablement, dans le seul but de les faire servir à l'établissement de la Halakha. Le second ordre traite du sabbat et des fêtes. Pour le sabbat, une des grandes questions est celle du repos. Il est interdit en ce jour de sortir au-delà d'un rayon de 2,000 pas autour de sa demeure. Mais pour déterminer cette circonférence, en dépit des accidents du sol, vallées, collines, cours d'eau, il faut certaines connaissances géométriques, et voilà nos docteurs obligés de parler géodésie. La fixation des fêtes suppose celle d'un calendrier, lequel suppose des connaissances astronomiques. Yoilà encore nos docteurs demandant à l'astronomie des éclaircissements pour la législation des fêtes. Ailleurs, il s'agit de viandes pures et impures. Les viandes impures sont celles d'animaux présentant certains caractères spécifiques qui doivent les faire interdire, ou ce sont des animaux permit, mais atteints de certaines maladies qui en amènent l'interdiction. Pour déterminer ces caractères spécifiques ou ces états morbides, il faut certaines connaissances en anatomie et en physiologie. Cette partie de la législation halakhique nous montrera donc le résultat d'études en histoire naturelle, sans qu'on puisse dire qu'elle traite spécialement d'histoire naturelle. Ailleurs, enfin, dans les lois sur les causes d'impureté des personnes (écoulements, menstrues, etc.), on fera de la physiologie et de la médecine en appliquant le résultat d'observations physiologiques ou médicinales à la législation religieuse. C'est ainsi que les docteurs sont amenés à parler de toutes les connaissances de l'époque, pour en faire des applications convenables à la fixatipn des Halakhoth, Ces connaissances, d'ailleurs, n'étaient pas acquises pour elles-mêmes, mais pour être mises au service de la Halakha. La science' n'était pas le but^ mais seulement l'instrument qui permettait d'arriver au but. Néanmoins il fallait de longues études pour arriver à embrasser * la Halakha dans toute son étendue et toute sa variété. Ce n'était - pas en quelques années que l'on pouvait gagner son titre de Babbi;