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Actes et conférences de la Société des Études Juives · 1889-01-01 · 4 (1889) · p. Seite CCCXCI

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Journal
Actes et conférences de la Société des Études Juives
Volume
4 (1889)
Article
Le Talmud
Date
1889-01-01
Page
Seite CCCXCI (sequence 11)
Language
French
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LE TÀLMUD CCCXCl .tiers, avant que le premier propriétaire ait renoncé à son droit de possession sur liii? Racheté pour devenir libre, pourquoi ne resterait-il pas esclave? Est-ce après cette renonciation? Racheté pour être esclave, pourquoi ne serait-il pas libre? Abaïa répond i Voici comment il faut expliquer la Michna : Il s'agit du cas où le premier propriétaire n'a pas renoncé à son droit, et l'esclave, racheté pour rester esclave, retourne servir son premier maître; racheté pour être libre, ne sert ni le second, qui l'a racheté pour le mettre en liberté, ni le premier, qui peut-être l'aurait laissé en captivité. R. Siméon fils de Gamaliel dit : En tout cas il reste l'esclave du premier maître, parce que c'est un devoir pour tout le monde de racheter les esclaves comme de racheter les hommes libres (et que, par conséquent, on ne peut supposer que le premier maître aurait peut-être laissé captif son esclave). / Rabâ répond : Voici comment il faut entendre la Michna. Il s'agit du cas où le premier propriétaire a renoncé à son droit. Et la Michna déclare que, racheté pour rester esclave, l'esclave sert son second maître; racheté pour être libre, ne sert ni le premier, qui a renoncé à son droit, ni le second, qui le rachète pour le mettre en liberté'. Et R. Siméon fils de Gamaliel dit qu'en tout cas il reste esclave, parce qu'il^admei le même principe que Hiskiâ, à savoir que, si on leur donnait la liberté, les esclaves iraient d'eux-mêmes se livrer aux ennemis* dans l'espérance d'être rachetés et de redevenir libres. Mais il est rapporté dans une Boraïtha : R. Siméon fils de Gamaliel dît aux Rabbins : « De même que c'est un devoir de racheter les hommes libres, de même c'est un devoir dé racheter les esclaves. » — Dans f explication qu'Abaïa donne de la Michna, je comprends cette Boraïtha, puisque Abaïa prête précisément à R. Siméon ben Gamaliel cette raisom Mais dans l'explication proposée par Raba, comment comprendre la Boraïtha, puisque Raba ne peut justifier l'opinion de R. Siméon ben Gamaliel que par le principe de Hiskia? Raba répond : Cette îtoraïtha est incomplète et elle doit elle-même ainsi s'interpréter : R. Siméon ben Gamaliel, ne connaissant pas 'exactement l'opinion des Rabbins, leur dit : Si vous parlez du cas où le premier maître n'a pas renoncé à son droit, j'admets le principe « de même etc... » Si c'est le cas opposé* il faut admettre celui de Hiskia. Mais Raba, qui admet que l'esclave racheté pour être esclave revient â celui qui l'a racheté, et non à son premier propriétaire, qui a renoncé à ses droits sur lui, comment Raba justifie-t-il les droits dé possession du second propriétaire? De qui les tient-il? — Des ennemis qui ont pris l'esclave. — Mais ces ennemis eux-mêmes, d'où tiennent-ils ce droit de possession? etc...

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