Actes et conférences de la Société des Études Juives
- Journal
- Actes et conférences de la Société des Études Juives
- Volume
- 4 (1889)
- Article
- Rapport sur les publications de la Société pendant l'année 1888
- Date
- 1889-01-01
- Page
- Seite CCCXXIX (sequence 7)
- Language
- French
- Belongs to
- chapter
- OCR quality
- 65% known words query
- IRI
…/1099854-5241368--369-1100190- Visual Library
- page viewer of the UB Frankfurt
OCR text
RAPPORT SUR LES PUBLICATIONS DE LA SOCIÉTÉ CCCXX1X imprévue, à coup sûr, c'est que Mithridate, qui, par son père, prétendait descendre de Cyrus, le roi judéophile par excellence, était, par sa. mère, le petit-fils d'Antioehus Epiphane, ce persécuteur maniaque du culte de Jéhovah; l'antisémitisme, chez le roi de Pont, était donc une tradition de famille. Quel malheur que TEsther de ce temps-là, qui s'appelait Monime, ait été grecque au lieu de juive I Les économies de nos ancêtres lui auraient peut-être dû leur salut. Je ne quitterai pas cette période de notre histoire sans rappeler une note de M. Joseph Berenbourg sur le Traité de la vie contemplative attribué à Philon, ce fameux opuscule où sont décrites les mœurs et les vertus « trop plus qu'humaines » des solitaires Juifs delà Basse-Égypte, les thérapeutes du lac Marèa. M. Derenbourg n'a voulu écrire qu'un compte-rendu bibliographique1, mais3 tout en nous présentant l'essai de M. Massebieau, notre vénéré doyen a saisi l'occasion d'exprimer son opinion personnelle sur la question, et vraiment, après avoir lu son argumentation si claire, si concise, si pénétrante, il est difficile de ne pas accepter entièrement ses*conclusions. Le Traité de la vie contemplative ne serait pas l'œuvre de Philon, mais d'un de ces polémistes juifs d'Alexandrie qui tâchaient de répandre la morale juive dans le monde païen sous le masque de l'allégorie; quant aux thérapeutes du lac Maréa — ils n'ont jamais existé que dans l'imagination de cet ingénieux sectaire. III Avant d'écrire l'histoire d'un peuple ou d'une époque, il semble que le premier devoir de l'historien soit de procéder à un examen critique des sources dont il dispose. C'est pourtant ce qu'avaient trop négligé, jusqu'à présent, les historiens du judaïsme médiéval; le groupe le plus important des sources de cette histoire, celui des chroniqueurs juifs, n'avait pas encore été analysé d'une façon vrai- 1 ifct>«<?, XVI, 151.