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Actes et conférences de la Société des Études Juives · 1888-01-01 · 3 (1888) · p. Seite CCLXVIII

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Journal
Actes et conférences de la Société des Études Juives
Volume
3 (1888)
Article
Le livre d'Esther et le palais d'Assuérus
Date
1888-01-01
Page
Seite CCLXVIII (sequence 4)
Language
French
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CGLXVlll ACTES ET CONFÉRENCES mois? » Nous savons que, consulté jour pour jour, mois pour mois, le or donna un avis négatif, puis, quand on appela le treizième jour et le douzième mois, il répondit a oui », c'est-à-dire : tuéz. " Au nombre des objets découverts dans les fouilles profondes du Memnonium, se trouve un prisme quadrangulaire ayant un centimètre de côté et quatre et demi de haut. Sur les faces rectangulaires, on a gravé des nombres différents; un — deux — cinq — six. " " Jetez le prisme et il s'arrêtera forcément sur un chiffre pair ou impair. , Les Perses aimaient ie3 jeux de hasard autant que le vin; le pétit monument susien ne serait-il pas un de leurs dés, et leurs dés, sous le nom de pour, n'auraient-ils pas servi à consulter le sort et à ten-; ter la fortune? Pour, pas plus que cartes, urne ou dés, n'aurait le sens propre de sort, mais tous ces motë entreraient dans des phrases semblables : « jeter le pour », « tirer les cartes », « mettre la main* dans l'urne », « agiter les clés », qui éveillent toutes quatre la même idée : consulter le sort. On remarquera combien l'expression persepour, litt, plein, solide, est heureusement appropriée à la forme du dé achéménide. Un parallélipipède, un prisme carré.ne réalise-t-il pas l'image la plus parfaite des corps que, Français et Persans, nous nommons « les solides »? , .... En ce cas, je modifierai ainsi qu'il suit la traduction des deux passages où il est parlé du pour : « Le premier mois, qui est le mois de Nisan, de la douzième année du roi Àkhachvéroch, on jeta le dé, litt. le solide, c'est-àdire le sort (explication nécessaire pour les Juifs qui ignoraient la langue et les mœurs de la Perse) en présence de H aman; » Et les Juifs reçurent comme règle traditionnelle ce qu'ils avaient commencé de faire et ce que Mordekhaï leur prescrivit, parce que Haman fils de Hamedathâ l'Agaghite, l'ennemi de tous les Juifs, avait formé le projet de les faire périr et avait'jeté le dé, c'est-àdire le sort .., et l'on pendit Haman et ses fils au gibet. Pour cette raison, on appela ces jours pourîm, du mot de pour. »

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