Actes et conférences de la Société des Études Juives
- Journal
- Actes et conférences de la Société des Études Juives
- Volume
- 3 (1888)
- Article
- Rapport sur les publications de la Société pendant l´année 1887
- Date
- 1888-01-01
- Page
- Seite CCXLVIII (sequence 5)
- Language
- French
- Belongs to
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eCXLVill ACTES ET CONFÉRENCES conclurez que le poète Ronsard s'appelait, peut-être JSpinard, car il n'y a pas loin des ronces aux épines..... Quand on passe d'Assyrie en Phénicie et en Egypte, on sent le terrain s'affermir sous ses pas; on quitte le pays de la brique pour celui de la pierre et du granit. Toutes ces contrées voisinés de la Judée continuent à nous fournir des documents épigraphiques et archéologiques du plus haut intérêt pour l'éclaircissement des alen- 4 tours de l'histoire isr^élite. C'est ainsi que M. Maspéro vous a fait connaître tout ce que les monuments égyptiens nous apprennent de positif sur l'état de 1& Syrie à la veille de la conquête hébraïque1. Si M. Maspéro n'était pas le plus modeste, en même temps que le plus sagace,de nos.égyptologues, il aurait'pu, à l'exemple d'un phi- MoSophe célèbre, intituler cette conférence si nourrie : « Prolégomènes à toute histoire future d'Israël. » Il ne l'a pas fait : je me permettrai de le faire pour lui. Les inscriptions anciennes que nous a livrées le sol. de la Palestine sont bien rares, et cependant le scepticisme de quelques hypercritiques voudrait encorè en diminuer le nombre : un savant anglais ne s'est-il pas avisé d'écrire tout un volume pour démontrer Tinauthenticité cle la fameuse stèle de Mésa, cette perle de l'épigraphie sémitique? M. Halévy a-fait bonne justice de ce paradoxe, qui, espérons-le,4ie se reproduira plus2. Je ne veux pas quitter le domaine de l'épigraphie sans rappeler que le fameux sarcophage d'Eschmounazar, roi-prêtre de Sidon?l'un des ornements du Louvre, a trouvé cette année un pendant dans celui de son fils Tabnit. C'est à un Turc à moitié parisien, Hamdi Bey, que la science doit cette découverte. Le nouveau sarcophage est d'origine égyptienne comme le précédent. MM. J. Derenbourg et Halévy ont présenté dans la Revue d'instructives observations sur l'inscription phénicienne qu'on y a déchiffrée3. M. Halévy a cru reconnaître dans un des mots de l'inscription le terme grec idolon, statuette religieuse, transcrit en 1 Maspéro, La Syrie avant l'invasion des Hébreux d'après les monuments égyptiens. Conférence du 26 mars 1887. [Actes, p. clxiv). * Lôwy, The apocryphal character of the Moabite stone, compte rendu par Halévy, XIV, 315. 3 .Derenbourg, XV, 109; Halévy, XV, 292.