Actes et conférences de la Société des Études Juives
- Journal
- Actes et conférences de la Société des Études Juives
- Volume
- 2 (1887)
- Article
- Les monnaies juives
- Date
- 1887-01-01
- Page
- Seite CCX (sequence 30)
- Language
- French
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CGX ACTES ET CONFÉRENCES étoile est procédée de Jacob et un sceptre s'est élevé d'Israël; il transpercera les chefs de Moab et il détruira les enfants de Seth *. » Barcoçhébas se faisait, en effet, passer pour le Messie, et il fut reconnu pour tel par l'illustre docteur Akiba. Celui-ci et un autre rabbin, Eléazar de Modéin, oncle de Barcoçhébas, que son neveu finit par soupçonner de trahison et tua d'un coup de pied, furent d'ailleurs les seuls docteurs notables qui prirent parti pour l'insurrection; le reste du sanhédrin se tint à 1 écart. Les rebelles, qui étaient au nombre dë 200,000, après avoir occupé de nombreuses places et probablement même Jérusalem, furent traqués de ïepaire en repaire et finalement exterminés dans la forteresse de Béthar, leur dernier refuge (135). Comme ses prédécesseurs, les insurgés de 66, Barcoçhébas affirma l'indépendance de la Judée en frappant monnaie; mais son insurrection eut un caractère bien différent de la première et cette différence se traduit dans les types et les légendes monétaires. En premier lieu, lès insurgés de 66 étaient des pharisiens exaltés (zélateurs), démocrates jaloux, indisciplinés et niveleurs; aussi leur monnaie ne porte-t-elle aucun nom propre. Très duces, lot exercitusj dit Tacite; les partisans d'Eléazar, fils de Simon, auraient refusé de se servir de la monnaie de Simon Bargioras, ceux de Bargioras n'auraient pas voulu de la monnaie de Jean de Giscaîa. Le nom sacré de Jérusalem* mettait tout le monde d'accord. Au contraire, Barcoçhébas paraît avoir été dictateur absolu; il visait clairement à la royauté, et comme son oncle, Eléazar, était originaire de Modéïn. patrie des Macchabées, il n'est nullement impossible que Barcoçhébas rattachât son origine à la famille royale des Hasmonéens f. Aussi fit-il figurer son propre nom sur lïmmense majorité de ses monnaies, mais ce nom n'est pas celui que lui donnent les textes païens, chrétiens ou talmudiques, — celui-ci n'est qu'un sobriquet ou un patronymique, — mais le nom de Simon, que les médailles seules nous font connaître. Le nom de Simon établissait un lien de plus 1 Nombres, xxiv, 17. * * * Dans lo texte inintelligible de Syncelle (p. 660, 18 : Xotffât «c ô novofev^ VfreÏTo) il est possible que se cacbe le mot sAara[«DvoYev^ç, « descendant des Asmonéens* »