Mannheim
Compact Memory

Actes et conférences de la Société des Études Juives · 1887-01-01 · 2 (1887) · p. Seite CXCIII

Scan of the page
Image: UB Frankfurt, Visual Library (IIIF)
Journal
Actes et conférences de la Société des Études Juives
Volume
2 (1887)
Article
Les monnaies juives
Date
1887-01-01
Page
Seite CXCIII (sequence 13)
Language
French
Belongs to
chapter
OCR quality
58% known words query
IRI
…/1099854-5241364--221-1100054
Visual Library
page viewer of the UB Frankfurt

No entity mentions on this page.

OCR text

LES MONNAIES JUIVES CXGIH lettre des privilèges n'autorisait probablement pas les Hasmonéens à monnayer de l'argent; ensuite, une pareille monnaie, avec ses types austères et ses légendes hébraïques, n'aurait euaucune chance d'être reçue en dehors de son pays d'origine, tandis que, inversement, là monnaie grecque — royale ou .municipale — circulait partout en Judée et suffisait parfaitement aux besoins du commerce juif. On a déjà vu que les taxes du temple s'acquittaient toujours en monnaie tyrienne : bien certainement, s'il avait existé à cette époque des sicles juifs, c'est à ceux-ci que les rabbins auraient donné la préférence. Nous avons conservé un assez grand nombre de monnaies de bronze des Hasmonéens. Elles sont de modules divers, les plus grandes étant les dernières. Les types en sont scrupuleusement conformes à Ja tradition mosaïque et ne représentent que des objets inanimés : car si les Juifs ne répugnaient pas à Y emploi de monnaies figurées fabriquées par des païens, même pour les taxes sacrées, en revanche, ils auraient cru contrevenir à la défense du Décalogue s'ils avaient fabriqué eux-mêmes des monnaies de "ce genre. Les types de ces bronzes sont d'ailleurs insignifiants et empruntés, pour la plupart, aux monnaies contemporaines des Ptolémées ou des Séleucides : couronne, corne d'abondance, fleur, ancre, astre, palme1. Quant aux légendes, elles sont de deux Fig. 6. sortes. Sur les plus anciennes pièces, comme celles de Jean Hyrcan Ier (fig. 6) et de Juda Aristobule, ainsi' que, sur quelques-unes des pièces de leurs successeurs 2, la légende est purement hébraïque 1 On attribue au dernier Hasmonéen, Antigone, de petites monnaies au type du candélabre à sept branches (Madden, op. cit.,-p. 102, n03 8-9), mais l'attribution n'est rien moins que certaine. * Alexandre Jannée, Jean Hyrcan II, Antigone.

Text as recognised by OCR (ABBYY FineReader), without corrections. Entity mentions: TagMe (2021); their positions were matched to this text again.