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Actes et conférences de la Société des Études Juives · 1887-01-01 · 2 (1887) · p. Seite CXCII

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Journal
Actes et conférences de la Société des Études Juives
Volume
2 (1887)
Article
Les monnaies juives
Date
1887-01-01
Page
Seite CXCII (sequence 12)
Language
French
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CXCIl ACTES ET CONFÉRENCES Jonathan et Simon, qu'à leur habile politique, à leur alliance avec Rome et aux dissensions intestines des Séleucides. Dès l'année 142 av. J.-C. l'un des prétendants au trône de Syrie, Démétrius II, pour se concilier les Juifs, renonça à tout tribut de leur part, ce qui équivalait à la reconnaissance pratique de leur indépendance. Son frère, Antiochus VII Sidétès, confirma l'acte de son prédécesseur; plus tard, il est vrai, ce roi s'empara de Jérusalem et rétablit l'obligation du tribut, mais sa mort et la faiblesse croissante de ses successeurs permirent aux Juifs de s'en affranchir de nouveau, cette fois définitivement. A partir de ce moment, les descendants de Simon Macchabée, sous le titre de grands prêtres d'abord, puis de rois (105), furent de véritables souverains indépendants et conquérants, qui finirent par régner sur un territoire presque aussi étendu que le royaume de David et de Salomon. Indépendance politique et monnayage autonome étaient, on l'a vu, chez les anciens, deux termes inséparables. Aussi les premières lettres de franchise des rois Syriens adressées à Simon Macchabée — en supposant leur texte authentique — accordâient-elles expressément aux Juifs le droit de battre monnaie1; mais aucun document n'indique que Simon ait fait usage de ce droit2, et effectivement je ne crois pas que nous possédions de monnaie de ce prince : les pièces qui portent le nom de Simon tout court, ou de Simon 7idsi Israël, appartiennent au faux Messie Barcochébas, contemporain d'Adrien; les sicles d'argent, au nom de Jérusalem, souvent attribués à Simon,, se placent, à mon avis, sous la première révolte des Juifs au temps de Néron. Le premier prince juif qui ait battu monnaie est donc Jean Hyrcan Ier, fils et successeur de Simon (135-106). Ce prince et ses successeurs ne frappèrent que des pièces de bronze destinées à une circulation purement locale. La raison en est simple. D'abord la 1 Voir la lettre d'Antiochus VÏI Sidétès à Simon, I Maccdb^ xv, 2-9. La leçon *ai è7réTp£t!/àv coi 'îtotYicat xdjxjxa TSiov vo^nau-a t% X°^P^ aou me paraît - préférable à iTzé'cpîùaL.. Antiochus fait allusion aux termes,,d'ailleurs inconnus, du décret de Démétrius II. 4 On sait même (I Maccàb.* xv, 25-41) qu'Antiochus Sidétès ne tarda pas à annuler toutes les concessions qu'il avait faites aux Juifs. .

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