Actes et conférences de la Société des Études Juives
- Journal
- Actes et conférences de la Société des Études Juives
- Volume
- 2 (1887)
- Article
- Les monnaies juives
- Date
- 1887-01-01
- Page
- Seite CXCI (sequence 11)
- Language
- French
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LES MONNAIES JUIVES cxcr (statères) de Tyr. Les pièces d'un poids équivalent (pièces de Ôidon, des Ptolémées, des derniers Séleucides) étaieiït sans doute admises, mais il n'en était pas de même des pièces frappées d'aprè3 tout autre système, et, comme il existait dans la circulation beaucoup de ces pièces (drachmes attiques d'Ephèse et de Cappadoce, tétradrachmes d'Antioche, deniers romains), des changeurs étaient établis dans la cour du Temple pour fournir au contribuable imprévoyant la monnaie légale en échange de l'argent dont il était porteur. Probablement ces changeurs prélevaient une commission, parfois même une commission exorbitante; c'est ce qui explique l'indignation de Jésus contre eux *. II Les Juifs n'auraient peut-être jamais songé à frapper une monnaie nationale sans le changement politique qu'amenèrent les persécutions d'Antiochus Epiphane. Ce « Joseph II en caricature, » comme on l'a appelé, en voulant imposer de force l'hellénisme et la religion hellénique à tous ses sujets, provoqua en Judée une réaction violente du sentiment national. Une famille de héros^ les Macchabées ou Hasmonéens, se mit à la tête du mouvement patriotique et religieux, et, après une lutte de plus de trente ans, semée de vicissitudes, la cause juive triompha. Elle dut son succès moins encore aux victoires des trois frères Judas Macchabée, (B. J., II, 21, 2) un statère de Tyr qu'il considère comme équivalent à k drachmes, attiques» En théorie, c'est une erreur, mais en pratique, à l'époque de Josèphe, la drachme attique, censée équivalente au denier romain, avait considérablement baissé de poids et ne valait plus que 3 grammes d'argent fin au plus, c'est-à-dire précisément le quart du statère tyrien. Josèphe donne ailleurs (Antiq., ni, 8,2) la même évaluation pour le sicle héhraïque. Compare^ Bechorot, 50 a, et Baba Mena, 52 a, 1 Mathieu^ xxi, 13; Marc, xi, 17; Lue, xix, 46. Cp. Zuckermann, p. 18. — — 12 or doit de tout temps avoir été accepté pour le paiement de l'impôt sacré; les contributions des communautés éloignées étaient même ordinairement expédiées sous cette forme, moins ençpmbrante. (Cicéron, pro Flacco^ 28.) Comparez Mishna Shekalim, n, 1.