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Actes et conférences de la Société des Études Juives · 1887-01-01 · 2 (1887) · p. Seite CLXXXVIII

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Journal
Actes et conférences de la Société des Études Juives
Volume
2 (1887)
Article
Les monnaies juives
Date
1887-01-01
Page
Seite CLXXXVIII (sequence 8)
Language
French
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CLXXXVIIl ACTES ET CONFÉRENCES primait l'emploi de la balance dans la plupart des transactions, eut un rapide succès. Elle se répandit d'abord en Grèce, où la monnaie ne tarda pas à prendre un caractère artistique, puis dans les pays commerçants de l'Asie' antérieure. Elle n'était pas encore parvenue en Syrie lorsque le royaume de Juda cessa d'exister (587 av. J. C.) Quand les Juifs revinrent de la captivité de Babylone, leur nouvelle communauté n'avait ni l'activité commerciale ni l'indépendance politique nécessaires pour battre monnaie : le droit de monnayage était considéré, en .effet, par les anciens comme le privilège par excellence des peuples autonomes, et les Juifs n'étaient que les obscurs tributaires du roi de Perse. Si des monnaies circulèrent à Jérusalem dès cette époque, ce furent les monnaies officielles de l'empire perse, les dariquès d'or (fig. 3) et les siffles d'argent médiques. La situation politique des Juifs ne fut modifiée en rien par la conquête d'Alexandre. De vassaux des Perses ils devinrent vas- Fig. 5. saux des Macédoniens, puis des dynasties nées du démembrement de l'empire d'Alexandre. Pendant le ine siècle ils dépendirent généralement des Ptolémées, pendant le n°, des Séleucides, qui s'emparèrent définitivement de la Palestine sous Séleucus Philopator (187-175). Les Juifs pratiquaient librement leur culte et administraient leurs affaires intérieures; mais ils payaient tribut au roi d'Egypte ou de Syrie, et le grand prêtre n'était que l'intermédiaire officiel entre la communauté et le pouvoir central. On comprend que, dans ces conditions, il ne pouvait être question ni d'un État juif, ni de monnaies juives. Les Juifs se servaient assurément de monnaies, mais estaient des monnaies grecques, fabriquées au nom des rois macédoniens. Aux dariques et aux sigles ont succédé les stateres d'or d'Alexandre,' les drachmes, didrachmes et tétradrachmes d'argent des Ptolémées et des Séleucides (fig. 4).

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