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Actes et conférences de la Société des Études Juives · 1887-01-01 · 2 (1887) · p. Seite CLXXI

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Journal
Actes et conférences de la Société des Études Juives
Volume
2 (1887)
Article
La Syrie avant l'invasion des hébreux d'après les monuments egyptiens
Date
1887-01-01
Page
Seite CLXXI (sequence 8)
Language
French
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LA SYRIE AVANT L'INVASION J)ES HÉBREUX CLXXI -\- d'hommes on de villes, ainsi Ilou (El), Jlorou, Khiti et Khaloupou, les jhéros éponymes du pays de Khiti et delà ville d'Alep. D'autres avaient été adoptés par les Egyptiens et recevaient un culte public à Memphis ou à Tbèbes, Baal, Astarté, Anati, Beshpbou. Les seules représentations que nous possédions deleur figure, pour les époques les plus anciennes, ont été découvertes .sur des stèles hiéroglyphiques. Reshphou et Baal sont des dieux belliqueux; debout, le casque en tète, ils brandissent la lance et le bouclier, Astarté et Anati, les deux déesses «' qui aoneoiwit sans cesse et jamais ji'enfantent », ne sont pas toujours guerrières. L'Astarté de Qodsfrou, la ville sainte des Ainprrhéens et des Khiti, était une maîtresse d'amour et de volupté : on la voit, au jcdntre des stèles, nue,la jEleur ,àla main, droite sur un lion passant. Obaque cité avait son couple, son ménage de divinités, « ses dieux combattants et ses dieux: femmes », dont beaucoup sont jénumér.és à la fin du traité conclu entre Ramsès II et le prince de Khiti. Les documents sont rares, les renseignements qu'ils fournissent maigres et incomplets : ils suffisent pourtant à jaous naontrer que les Hébreux, en arrivant dans la Syrie, y trouvèrent florissants les .mêmes pratiques et les mêmes cultes contre lesquels les plus éloquents de leurs prophètes durent plus iard élever si souvent la voix. Les Astartés phéniciennes avaient exeraé leurs séductions, sur les conquérants égyptiens .avant de les prodiguer aux enfants d'Israël, et Pharaon n'avait pas cru se déshonorer en se comparant .au dieu des nations vaincues, à « Baal dans sa fureur Les Syriens, de leur eâté, ne se firent pas faute d'empruftter à leurs vainqueurs quelques-unes de leurs divinités. Osiris et:Son ministre Thot obtinrent droit de cité én Pbénieie, et leur légende .se mêla de façon tellement intime à la légende deJByblos, qu'il est impossible de l'en détacher aujourd'hui. Cet ^.change de dieux ne se fit pas sans qu'il j eût entre les deux races échange d'idées et de mots. Les idées, nous ne pouvons guère en suivre la trace, et c'-est fâcheux : il aurait été curieux de connaître quelle part revient à la pensée égyptienne dans le développement de certains mythes phéniciens qui se répandirent chez les Grecs, et,par les .Grecs, dans le reste de l'humanité. Les mots se laissent surprendre plus aisément. Il s'en glissa un grand nombre

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