Actes et conférences de la Société des Études Juives
- Journal
- Actes et conférences de la Société des Études Juives
- Volume
- 2 (1887)
- Article
- La Syrie avant l'invasion des hébreux d'après les monuments egyptiens
- Date
- 1887-01-01
- Page
- Seite CLXX (sequence 7)
- Language
- French
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- IRI
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CLXX ACTES ET CONFÉRENCES formaient la race des Amous 1 et habitaient le RoutonoUj divisé en deux régions, le Boutonou supérieur et le Routonou inférieur. Kharou paraît s'être appliqué à la côte entière, Kafi à la Phénicie méridionale, JZahi à la Rhénicie septentrionale, Asi à l'île de Chypre, Qiti au littorâl milicien. Les nombreuses peuplades qui se p&rta-r geaient ce "vaste territoire ne sont dénombrées nulle part; les textes nous apprennent seulement, comme par hasard, que des Amorrhéens dominaient dans la vallée moyenne de l'Oronte et que les Khiti étaient .maîtres du Naharanna, le pays des deux rivières, entre l'Oronte et TEuphrate. Nous sommes mieux renseignés sur les villes, grâce à lakvanité ,de Tioutmos III et de Kamsès IL Qaza, Ascalon, Gruérar, Gué;zer,-Lôd, Ono, Joppé, Mageddo existaient déjà. Damas à l'est commandait le désert; Qodshpu, la sainte, barrait la vallée de l'Oronte; les cités phéniciennes, Ako, Tyr, Sidon, Gebel, Simyre, Arad, étaient riches et populeuses. :Karkemish, Alep, Batnse sont mentionnées à plusieurs reprises, et, bien loin yers l'est, la grande silhouette de Babylonese dessine vaguement à J'horrizon. Tout ce que nous entrevoyons à travers les lacunes de 1M&- toire nous donne l'idée 'd'une population nombreuse, turbulente et riche. La langue, autant qu'on p.eut en juger parles no,ms d<hpmmes et«de lieux qui sont parvenus" jusqu'à nous, est un rameau .entaché du tronc sémitique, plus voisine du Phénicien au sud, de TAssyrien au nord. Le type des personnages représentés sur les monuments est également sémitique. Les Philistins font exception ,â cette règle,; mais ils n'apparurent que sur le tard, et ne s'établirent en Syrie qu'au temps de Ramsès III. Quant aux Khiti, s'ils étaient .de race mixte, à l'origine, l'élément sémitique l'emporta chez eux prompter ment. Les noms de leurs rois, Khitisarpu, Morpusarpu, U 4ieu Khiti est roi, le dieu Môrou est roi, sont pureineut sémitiques, et il n'y en a guère parmi aeux des particuliers»qu'on ne puisse ramener à la même origine. L'unité de religion répondait à l'unité de race : les mêmes dieux et les mêmes déesses étaient adorés d un bout du pays à l'autre. Plusieurs d'entre eux nous soat connus surtout par les noms 1 Gf« Û^> popuîus.