Actes et conférences de la Société des Études Juives
- Journal
- Actes et conférences de la Société des Études Juives
- Volume
- 2 (1887)
- Article
- Sectes juives de la Galicie
- Date
- 1887-01-01
- Page
- Seite CLXII (sequence 22)
- Language
- French
- Belongs to
- chapter
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- IRI
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CLX1Ï A6TES ET CONFÉRENCES blesse polonaise. Comme il avait été officier autrefois, oii l'avait nommé commandant d'un départément, et il #rit part actiVeniént aux préparatifs dô l'insurreétion. On fixa lé co&ïfténcement de la révolution au 18 février. Lé cotnte né voulut pas apprèndrè à sa femme ce qui se préparait. Il rêûvoya avec ses enfants èn Éongrie, quelques jours aupara- Vàiit. Quand elle fut partie, il se confia à son vieux facteur Abôî. Il M dit : « Il peut se faire que la révolution n'ait pas de Succès et que niés biénS Soiènt confisqués. En prévision de ce fait, je te donner tôut ce que j'ai èn argent comptant, tu le garderas* Àdèlemënt, et, si ùtf malheur arrive, tû le donneras àt ifta fémmé. » Àbél donna Sa parole, êt le comte lui remit 80,000 florïtfs, c'est- à-dire 200,000 francs". Le 18 février, la révolution éclatait. La noblesse, les ènïployës1, les serviteurs des seigneurs prirent lés ârniés, mais les paysans restèrent fidèles à l'étûperéur d'Autriche et répondirent par urië5 contre-révolution. Les corps des insurgés étaient dispersés partout. Quand ce fut fini, dès bandes de paysans parcoururent là caïnpâgnè, brûlant le3 maisons des seigneurs et massacrant tous ceux qui lôur toflibâiénf solïS ïa ifiâin. Le ôômte Kracinski se Sauva à Cracôviè, seul endroit dix lat révolution tèstfctit victorieuse. De là, une petite armée polonaise èntra en Galicie et rencontra Benedeck, àïôtfs colétiély et plus tard, en 1866, général èn chèf. On se balttît à Gdôf; lèS Polonais furèrit défaits èt le comte Kracinski trouva la mort Sur le champ dè bataille. Aussitôt l'ordre rétabli, la jeune veuve revint avec Ses enfanté éï ne trouva plus que les ruinés de son chàteaù. Elle était assise sur un tas de pierres noircies par l'incendié, sésyèûx étaient hôyés dans le vague, et elle tenait sa tétei appùyée dans ses mains. Elle ne trouvait pas d'issue à sa tërriblè Situation. Tout lui semblait perdu, quand elle entendit des pas qui appro-, chaiènt. Elle aperçut Abél. Il saltià la comtésSë ét resta devànt elle, semblant partager Son émotion et Sa tristesse. Ils restèrent ainsi longtemps sans s'adrêSSer la parole.