Actes et conférences de la Société des Études Juives
- Journal
- Actes et conférences de la Société des Études Juives
- Volume
- 2 (1887)
- Article
- Rapport sur les publications de la Société pendant l'année 1886
- Date
- 1887-01-01
- Page
- Seite CXXV (sequence 9)
- Language
- French
- Belongs to
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- IRI
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RAPPORT SUR LES PUBLICATIONS DE LA SOCIÉTÉ CXXV d'excommunication dont ils faisaient libéralement usage contre celles de leurs ouailles qui osaient recourir à des tribunaux chrétiens. Enfin, après un éphémère retour de faveur au début du règne de Louiâ XVI, la juridiction civile des rabbins disparaît à jamais dans la tourmente de 1792. Le juif, devenu citoyen français, n'a plus désormais d'autres juges ni d'autres lois que la généralité des citoyens français. . L'important Mémoire de "M. Cahen ne doit pas me faire oublier des travaux de moindre étendue, mais tout aussi solides. Nous devons à M. Scheid quelques traits nouveaux de la biographie de Joselmann deRosheim, ce rabbin alsacien bien connu de nos lecteurs qui fut pendant toute la première moitié du xvie siècle la providence visible de ses coreligionnaires contre la jaloasie des villes libres et l'avidité des princes de l'Empire *. Un épisode curieux de cet apostolat de cinquante ans, c'est la polémique de Joselmann avec les théologiens protestants. Ceux-ci, emboîtant le pas derrière Luther, faisaient pleuvoir sur les malheureux israélites de lourdes épigrammes et les abandonnaient d'une façon fort peu évangéliqueià la rapacité de leurs persécuteurs. Lorsque Josel voulut solliciter l'intercession de Luther en faveur des juifs saxons menacés de l'exil, le grand réformateur refusa de recevoir l'humble rabbin et se contenta de lui répondre qu'il ne voulait aucun mal aux juifs, pourvu qu'ils se fissent chrétiens. Josel prit noblement sa revanche quelques années plus tard en écrivant, en faveur de ses coreligionnaires, un Mémoire dont M. Scheid a retrouvé l'analyse dans les archives alsaciennes. Par la modération des idées et la fermeté du ton, ces pages font pressentir le Socrate juif, Moïse Mendelssohn. Avec MM. Weyl et Bloch nous abordons l'histoire du judaïsme en pays musulman, sans quitter tout à fait le judaïsme français2. Le premier a extrait des archives de la Chambre de Commerce de Marseille une série de documents relatifs aux négociants juifs en Barbarie et dans les échelles du Levant sous les règnes de *. Elie Scheid, Joselmann de JRosheim} XIII, 62 et 213. * Jonas Weyl, Lés Juifs protégés français aux Échelles du Levant et " en Barbarie sous les règnes de Louis XIV et Louis XV, XII, 267; XIII, 277. — Isaae Bloch, Les Israélites d'Oran de 4792 à im% XIII, 85. ACT. ET GONF», T. I. 40