Actes et conférences de la Société des Études Juives
- Journal
- Actes et conférences de la Société des Études Juives
- Volume
- 2 (1887)
- Article
- La prédication juive contemporaine en France
- Date
- 1887-01-01
- Page
- Seite XCVIII (sequence 4)
- Language
- French
- Belongs to
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xcyiii AC?ES ET COHFÉBEUflES breuses* indiscutables, que, suivant I^t doctrine eonsfcante judaïsme, la foi ne saurait suffire sans les œuvres, que mêm& •<< iléiude et la connaissance de la loi ne sont pas l'essentiel, mais que p'est l'action, » montre, par uue finie analyse, quelles conséquences se déduisent de ce principe; la préférence accordée à Ja charité .active sur un ascétisme stérile; la tolérance pour les doctrines,, puisque c'est à ses œuvres qu'on doit juger l'homme et que Dieu le ju-? gerak; la pureté d'une morale où tout est pondéré, mesuré, et qui ne donne p^is dans les exagérations périlleuses du mysticisme; la rigidité enfin de la conscience juiye, qui ne peut se décider à fournir aux actes blâmables la facile excuse de la direction d'inten-r tiofl. Et toutes ces conséquences, incessamment rattachées au prin^ cipe dont elles découlent, amènent elles-mêmes, en forme de eondusiou, eette régie pratique : « Ne nous contentons pas d'une foi •inerte, agissons : car le mérite de l'homme est surtout d&ns les œuyres, » 5tême finesse et même solidité dans l'argumentation par laquelle l'orateur §e propose de justifier la prière *, cet acte religieux dont *. l'incrédulité a tant de fois essayé de prouver l'inanité. Tous les ins^ tinets de notre être, dit l'orateur, nous poussent à la prière. *~ Instincts aveugles! répoudent les incrédules. .Car pensez-yous que votre prière puisse faire modifier à Dieu ses décrets éternels? Et qui donc, reprend l'orateur, cr qui doue oserait marquer des limites à la bonté, comme à la puissance de Dieu? Qui aurait la préteution dé soumettre à )a mesure de son jugement borné l'Etre, qui, par sa nature même et s'a perfection, échappe à toute mesure? » Mûfa M y et,plus. Quand il serait prai que la prière n'a pag Ja puissance de modifier en notre fayeur le cours des choses, la prière n'en serait pas moins utile et nécessaire. Soit : Dieu n'a pas besoin de nos prières ou de nos actions de grâces pour discerner ce qu'il doit faire ou* se payer de ce qu'il a fait; mais nous en avons besoin : car, comme la prière seule, en nous arrachant aux préoccupations tristes et vulgaires de la vie terrestre, nous- élève tous, humbles et puissants, jusqu'à Dieu, comme par elle seule nous lui parlons, 1 Zadoc Kahn, Sermons et allocutions, %° .série, p. 39.