Das jüdische Blatt
- Journal
- Das jüdische Blatt
- Volume
- V (1914)
- Issue
- 17 (24.4.1914)
- Date
- 1914-04-24
- Page
- [Seite] (sequence 1)
- Language
- German
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I — TRefcb und Ausland: Lettungsprelslltte. Kayern: Leltungsnummer S4S. Geschäftsstelle: .. M. DuMont Tchanberg, Stratzburg i. Elf. - Vertretung für Bayern und Württemberg: Mar Eichinger, Königl. Hofbuchbiindler, Ansbach «Bayern). Zu beziehen: Durch die Geschtifrsslelle; auberdem in Stratzburg durch die Elsässische Aktiengesellschaft vorm. A. Amnel. In Basel durch I. Aardmann. Socinurahe S6. In Zürich durch A. Schneider, Badeuerstrabe 123. Bezugsbedingungen: Pro Quartal per Post 75 Pfg. (exkl. ZustellungSgebühren), per Streifband M. 1.25. In Frankreich unter Streifband 2.50 Ir. da» Vierteljahr, 10 Fr. das Jahr. In der Schwei, per Post 4 Ir. das Jahr ohne Bestellgeld, unter Streifband 10 Fr. das Jahr. In Oesterreich per Post 4 Kr., per Streifband 9 Kr. das Jahr. In England 2 Schilling, Amerika 50 Cents per Vierteljahr. -Inserate nach Tarif.- Abonnements nimmt jede poftanftalt entgegen. . .-.. >■ ■■— .. . . ■■■H.™ ' V. Zabrgang. Stratzburg, 24. April 1914, 28. Mtlan 5674. Dr. 17 Inhalt. Leitartikel: Le corps et Lame. — Die sympathische Stellung Spaniens zu den Juden. — „Vom Wandervogel." — Aus aller Welt. — Korrespondenzen. — Wochenkalender. — Gebetszeiten. — Familiennachrichten. — Rätsel-Ecke. — Berichtigungen. — Briefkasten. — Die Sprache der Bibel. — Mutter und Sohn. — Inserate. Le corps et l'tzme. «.Comme l’arche de l’Eternel entrait dans «la Cito de David, Mikhal, kille de Saül, regarda par ]a «fenetre, et* eile vit le roi David' sautant et dansant «devant l’Eterne], et eile en con<,mt du dedain pour lui. «. . . . David rentra pour benir sa famille. Mikhal, kille «de Saül, vint ä sa rencontre et dit: Conibien s’est «honoie, aujourd’hui Le roi d’Isgäel, quand il s’est donne « en spectacle aux servantes de ses serviteurs, comme eüt «pu le faire un hemme «de rien! David repondit ä Mi- «khal: C’est devant l’Eternel, qni m’a 61u de preference «ä ton pere et a tous les siens, en m’institnant prince «du peuple de Dien, prince d’Israel. Et je danserai «encoro devant l’Eternel. Et je m’humilierai davantage «encore, et je me ferai petit ä mes propres yeux; et «avec ces servantes dont, tu parles je me glorifierai» (II Samuel, TI, 16, 20 - 23). D’apres ce recit de la la danse jouissait assuröment de peu de consideration parmi les anciens Hebreux. Nos peres ont cultive la «musique sacree»; ils ont laisse la «danse sacree» aux idolätres. La musique en effet a des alles, sur lesquelles notre pensee peut s’envoler vers les sublimes regions oll trone le Cröateur; temoin le Chirath ha-Ja me, temoins les Psaumes. La danse, eile, n’est tont d’abord qu’une instinctive et naive expression de la joie; ainsi dansa David, ainsi danserent. Miriam et ses compagnes. Mais la danse, röglementee et codifiee, elevee a la liauteur d’un rite, devient l’exaltation du corps de l’homme, le culte idolätre de la forme, un procbde de paganisme; c’est la ronde autour du Yeau d’or; et cette danse-lä, le judaisme n’en a jarnais voulu; il l’a releguee avec les usages pa’iens CPljn ppn? avec la sagesse grecque n22n- Est-ce a di re que la Torali ait meprise le corps Immain? Elle en a eu, au contraire, un souci tel que les critiques rationalistes, se meprenant sur la pensee juive, ont pu assimiler des chapitres entiers de la Loi de Meise ä de simples preceptes d’hygiene. Mais pendant que, chez les autres nations, la culture physique se developpait au detriment de l’ideal religieux, la Loi de Meise avait su, dans sa divine sagesse, proteger et fortifier le corps, en meine temps» qu’elle l’anoblissait. Que sont devenus ces peuples farneux de gymnastes et d’athletes? Oü sont-ils ces Drees aux fermes sculpturales, ces Romains aux muscles d’aeier? 11s ont rejoint dans la tombe les civilisations anterieures. La race juive, sans jeux Olympiques, ni jeux Isthmiques, *) saus cette initiation au nibtier des armes qui, ä Rome, prec6dait obligatoirement tonte activite sociale et intellectuelle, la race juive, par la seule vertu de sa Torali, est demeuree vivante et vibrante, sur les ruines de ses vainqueurs. C’est que, dans la conception juive, le corps n’a jarnais joue que le röle qui lui revient, le second röle, le role de Support de Tarne: «L’Efarnel-Dieu fa^onna l’homme, poussiere detachee «du sol, souffla dans ses narines un souffle de vie, et l’Homme deyint un corps anime» (Genese II, 7). De la ces prescriptions mosaiques empreintes d’un si profond respect pour l’enveloppe humaine, comme l’interdiction de laisser sejourner les corps sur les bois de justice «car un pendu est diese offensante pour Dien» (Deuteronome XXI, 22), ou comme la defense de condanmer un hornrne ä recevoir plus de quarante coups de fouet: «autrement, en depassant ce nombre, on lui infligerait trop de coups, et ton frere serait avili a tes yeux» (Deuteronome XXY, 2, 3). *) Je n’ignore pas qu’il existe aujourd’hui des soci-etes de gymnastique juives; ce ne sont pas elles assurement, mais bien les soeiütes d’dudes talmudiques, qui maintiendront notre race. La race juive n’est que la floraison de la religion juive.