Das jüdische Blatt
- Journal
- Das jüdische Blatt
- Volume
- IV (1913)
- Issue
- 34 (22.8.1913)
- Date
- 1913-08-22
- Page
- Seite 5 (sequence 5)
- Language
- German
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Nc. 34. Das jüdische Klatt. i * » des Josua ben Gamla darf kein Kind aus einer Stadt in eine andere zur Schule gesandt werden. In der gleichen Stadt ist es gestattet, ein Kind aus einem Schulhaus in ein anderes zu verbringen, wenn der Fluß, der im Weg zwischen Elternhaus und Schule liegt, durch eine Brücke gesichert ist; aber nicht gestattet ist es in zwei Fällen, nämlich: wenn der Fluß nicht überbrückt ist, oder wenn nur ein Steg vorhanden ist. Wenn die Großen der Mischna und Gemoro aus den mächtigen Folianten zu uns reden und von ihren Tagen uns erzählen, zieht weihende Stimmung in uns ein. Lebendig werden die Persönlichkeiten; wir schauen mit dem geistigen Auge ihr Wirken und Streben. Was sie auf dem Gebiet der Volksbildung schufen, ist, in dieser vorliegenden Skizze zu zeichnen, der schlichte Versuch gemacht. Er soll anregen, im Talmud selbst als der unversiegbaren Quelle zu schöpfen. Der Blick in die Vergangenheit entflammt die Liebe und erhöht die Freude der Zugehörigkeit zu Jsroel. Dem Nichtjuden aber wird er Führer, der ihn zur Achtung vor der großen Vergangenheit eines Bekenntnisses leitet, dessen Angehörige als Mitbürger unter uns wohnen, mit uns arbeiten und Kulturwerte schaffen, um den Idealen der Menschheit innner näher zu kommen. Anm. der Redaktion: Wir geben diesen Artikel unverändert Wieder, in der Erwartung, daß unsere Leser diese interessante Arbeit des Verfassers, eines christlichen Arztes, zu würdigen wissen. Discours prononce par M. le Dr. Michel Level ä l inauguration du dispensaire A. Moch. Monsieur le Ministre! Mesdames! Messieurs! Lorque M. 8. Bernheim, president de l’Oeuvre de la tuberculose humaine, me fit l’honneur de me demander de prendre la parole devant vous, pour vous parier de rhomme auquel vous avez accorde le supreme hommage de donner son nom ä votre dispensaire antituberculeux, j’ai accepte avec cmpressement, considerant que j’accomplissais ainsi un devoir envers macherepetitepatrie,l’Alsace, et envers un compatriote qui fut mon camarade d’enfance, qui devint et qui resta, ä travers les övenements qui nous separörent pendant plus de 30 ans, un f ul eie et cordial ami. Arthur Moch est ne en 1845 dans une petite ville de la Basse-Alsace, ä Haguenau, dont M. Thierry, pere du Ministre actuel des Travaux publics, fut le dernier raaire franqais. Le lendemain meme du desastre de Reichshoffen, qui s’btait accompli a quelques kilometres de Haguenau, M. Thierry fut arrache ä ses fonctions municipales par le general de Werder. II avait ose defendre les interets de ses concitoyens en face des enormes requisitions du vainqueur. Devant l’assemblee qui me fait l’honneur de m’ecouter, il est bon que la memoire du maire de Haguenau, Thierry, soit 6voqu6e par un de ses anciens administres et respectueusement saluce. Nous quittämes ensemble, Moch et moi, les bancs de l’ecole primaire, lui poursuivit les cours de l’ecole prima ire superieure du College, moi pour entrer dans, ce que l’on appelait alors les Classes de Latin. Moch etait ä cette öpoque un enfant tres doux, un peu timide, tres inodeste et tres laborieux. Son intelligence, son application au travail lui eussent permis, comme a d autres, de donner ä son activite une plus haute direction, mais ces parents etaient sans fortune et de plus charges d’enfants. Tres jeune, il dut chercher ä leur venir en aide; il quitta donc le College, ses trois annees de cours superieurs termines, et tout de suite il se rövela actif et collaborateur aussi devoue qu’intelligent en affaires. Vint la guerre de 1870 — le lendemain de Reichshoffen, Haguenau etait allemand — „il se resigna a rester au pays uatal, il avait encore envers les siens de grands devoirs a remplir, il ne put se resoudre a les abandonner. Puisque je parle ici d’un enfant de Haguenau, permettez moi d'associer ä son Souvenir les nonte de mes parents, de rna vieille mere dont je porte en ce moment le deuil. Aprös 28 ans d’enseignement primaire et de Direction d’ecole normale, au cours desquels eile avait conquis toutes les rocompenses destinees ä cet ordre d’enseignement, Madame Level, ma mere, alla fonder ä Strasbourg une grande maison l’Education de jeunes filles que sa grande notoriete rendit vite florissante. Quand Strasbourg fut pris, le gouvernement allemand lui interdit d’enseigner le franqais autrement qu’ä titre accessoire. Elle ne voulut pas traiter le franqais en enfant pauvre, enseigner l’histoire de France autrement que dans tout de developpement de sa glorieuse epopee, eile prefera tout abandonner, espoir de retraite bien gagnee, intörets considerables, et vint ä Paris. Pendant 30 ans eile fut professeur ä l’ecole Monge et mourut a 90 ans, entouree de l’affection et du respect de tous ceux qui l’avaient connue. Los compatriotes de Haguenau, que je vois au tour de moi, me sauront gre de leur avoir rappele leur bon ne institutrice, madame Julie Level. Haguenau est un grand centre de culture houblonniere, grace ä laquelle on pouvait dire qu’il y avait peu de de pauvres chez nous — ce fut aussi au moment de la guerre un considerable marche de houblons. L’exode de nombreuses et importantes maisons de commerce vers la France menaqait derendre les affaires plus difficiles, de porter une atteinte grave ä la prosperite du pays. (Fest alors que A. Moch, presque sans capitaux, tenta de reconstituer le marche houblonnier. Grace ä un labeur acharnö, ä une energie peu commune, ä une probite commerciale hors de tonte contestation et partout reconnue, il reussit meme au delä de ses esperances. Il fonda ä Bruxelles une succursale de sa maison, qui lui valut la croix de l’ordre de Leopold. Tout bonheur, helas, se pale! Toute medaille a son revers! La mort prematuree de sa jeune femrne fut pour Moch un dechirement atroce; terrasse un moment, il ne se laisse pas abattre, il se ressaisit et consacra tout ce qu’il avait en lui d’affection et de devouement aux deux enfants que sa femrne avait laisses derriere eile, un fils qui tient aujourd’hui dignement la place du pere trop tot disparu, et une fille ä laquelle il fit donner ä Paris une education franyaise et qui est aujourd’hui la femrne de M. le Docteur Bernheim. Je leur adresse au nom de tous mes compatriotes Fexpression tres emue de nos sentitnents les plus respectueux et les plus cordiaux. C’est certainement ä ce triste instant de sa carriere et en Souvenir de la chere compagne perdue, qu’ A. Moch dirigea son activitb vers les oeuvres philantropiques qu’il a creees ou doveloppees dans sa ville natale, en y consacrant une large part de sa fortune; l’agrandissement de l’höpital, l’orphelinat des jeunes ge ns representent ses fondations des plus importantes.