Allgemeine Zeitung des Judenthums
- Journal
- Allgemeine Zeitung des Judenthums
- Volume
- 6 (1842)
- Issue
- Heft 2 (8.1.1842)
- Date
- 1842-01-08
- Page
- Seite 24 (sequence 8)
- Language
- German
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24 Car votre droite est toujours celie Qui frappait le peuple rebelle, Ou qui lui monlrait le chemin. Ces champs que le Jourdain arrose Ainsi qu’aux jours de nos aieux, Ces champs ou MoVse repose Dans un tombeau mysterieux, Boiront-ils le sang du martyre? Et Fair ou sans cesse on respire Conime up partum des anciens temps, Melera-t-il ä son murraure, Apr^s le bruit de la torture, Le cri de inort des innocens? Si le Dieu qu’ Israel adore, De son peuple ecoutant la voix, Pour un jour lui rendait encore Tonte sa force d’autrefois; Et si nos tribus dispersees De leurs banni&res delaissees Retrouvaient Fimage et le nom, Jusqu’aux rivages de FOronte Elles iraient porter la honte, , Et veuger l’honneur de Sion. II Quoi, les si&cles eteints n’ont pas dans leur poussiere Enseveli ce prejuge! Et quand tout disparaft, le palais, la chaumtere, Lui seul n’est donc pas subraerge! Le pretexte grossier de tristes represailles Permettra -1 * il long-temps encore A des bourreaux armes de fer et de tenailles De tuer pour avoir de l’or? Et lorsqu’ enfm FEurope a su prdter Foreille A notre eloquente douleur, L’Orient ä son tour s’agite, se reveille, Et brandit le glaive oppresseur. Du berceau paternel horrible apostasie! Crime desormais sans appel! Appartenait-il donc ä la biblique Asie De persecuter Israel? Non, ces preceptes sanguinaires Par nous ne sont jamais suivis; Pour voir nos pretendus myst&res Penetrez dans les saints parvis, Vrenez, ne craignez point d’obstacle, Fouillez au fond du tabernacle, Ouvrez le livre de la loi; Epelez la Sainte-Ecriture, Voyez si pour nous la torture Eut jamais article de toi. Dans les tourmens et les supplices Iinrnoler de pauvres enfans, Puis au Seigneur en sacrifices Les offrir comme un pur encens! Ou pour pe'trir les pains azymes Se tacher du plus noir des criines Et verser le sang des chretiens! Oh! cette fable est Irop cruelle! Et pour grossir son escarcelle Un roi n’a-t-il d’autres rnoyens? Lisez: dans le Deuteronome L' Eternel dit: „Ne tuez pas, „ Et que votre porte ä tout boniino „ Soit ouverte ainsi que vos bras. „ La cbair sera pour vous immonde, „ A moins que le sang comme une onde „ N’en ait enli&reuient coule: ), Car c’est Fele'ment d’existence, „ Et craignez tout de ma vengeance „ Si mon pre'cepte est viole." Et pourtant, c’est nous qu'on accuse De repandre le sang humain: Et le vulgaire qui s’abuse Nous jette a tous haine et dedain, Des bourreaux il devient complice, Car devant ses yeux la justice Peut-eile jamais avoir tort? Et quand eile a fait son ouvrase, Yient le tour d’un nouvel outrage Cent fois plus cruel que la raort. III. Oh! c’est surtout a nous, citoyens de la France, De pleurer tant d’adversite! Nous qui, debarrasses des jours d’inloleraneo, Goütons des jours de liberte.