Monatsschrift für Geschichte und Wissenschaft des Judentums
- Journal
- Monatsschrift für Geschichte und Wissenschaft des Judentums
- Volume
- 5 (1856)
- Issue
- Heft 3
- Article
- Ein zu Constantinopel gegen die Juden gerichteter Anlauf [Nachricht]
- Date
- 1856-01-01
- Page
- Seite 121 (sequence 3)
- Language
- German
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Notizen. 121 Que faire? nous sommes la, M. de Castro et moi, voyant ce malheur et craign&nt toujours des inalheurs plus grands. Ce qui nous cffrayait le plus c’etait la coi'neidence de cet evenement avec le vemlrcdi ou tous les burcaux de la Sublime Pnrte sont fermes. Qui sera assez fort pour arreter ou reprimer taute tentative de vengeance de la part de cette foule exaltec? Et eile l’etait ä tel point que nous avions pcur de quitter le terrain saus avoir trouve des mesures süffisantes pour le moment. Le Commandant du poste francais le plus voisin merite la reconnaissance des Israelites: a la vuc du dangcr, il a envoye un piquot de six liommes en secours des Kawas qui ne pouvaient dominer la foule, et bientöt Vordre für retabli (Le nom de ce Commandant est M. Latrobe). Notre embarras ne diminua guere, car le vendredi etait encore fort long: II etait neuf!!eures du matin. La presence d’csprit ne nous a pas fait defant, et Dien nous a inspire le plan suivant: Aller a Pera, M. de Castro ebez Lord Canning, et moi chcz le B. de Rothschild. M. le Baron me fis donner par M. Landau une lettre pour Rüstern-Pacha, Secretaire de 8. Exc. Euad-Pacha. Lord Canning envoie un Drogman chez le Ministre de la Police et lui dire d’aller voir Mehemet-Pacha, le CaVmacan du grand visir, si le Ministre de la Police etait absent. N’ayant pu trouver Rüstern-Pacha, je vais moi-meine aussi parier ä M. VAmbassadeur de France, qui fait absolument la meme demarche que Lord Canning. Nous retournons a Djubali, et nous y recevons aussi tot la visite d'un employe superieur du Ministere de la police. De Vinterrogatoire auquel il a procede, il appert le fait suivant. Deux femmes Turques se sont presentees chez une fern me juive faisant metier d’accoucheuse, jeudi onze heures du matin, pour la consulter sur une maladie, et, en partant, Vune d'elles s'ecrie: Ou est donc mon enfant que j’ai laisse ä la portc coobere pour m’attendre? Je Vai laisse ici ä cette porte, il n’y est plus; les juifs Tont pris pour le manger a Paques, les deux femmes quitterent la maison, crierent par 168 rues, firent une reclamation a la police et ameuterent le quartier. Cet employe fit arreter la femme Turque aussitot, et re• lächer les Israelites prisotmiers, et fit rechercher cet enfant perdu. A quatre heures du soir, il lut trouve dans une maison d'une de ses parentes. La famille Turque et plusieurs meneurs