Actes et conférences de la Société des Études Juives
- Journal
- Actes et conférences de la Société des Études Juives
- Volume
- 4 (1889)
- Article
- Le Talmud
- Date
- 1889-01-01
- Page
- Seite CDIV (sequence 24)
- Language
- French
- Belongs to
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- IRI
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CD1V ACTES ET CONFÉRENCES avec un fil rouge, la poussière où s'est roulé ùn épervier. R. Houna est plus exigeant : « Il faut prendre sept épines de sept palmiers, sept itelles de sept poutres, sept chevilles de sept ponts, sept grains de cendre de sept fours, sept grains de poussière de sept trous de gonds de porte, sept grains de pois, sept pépins de sept cumins et, enfin, de cheveux ». Vous reconnaissez à cet entassement de conditions l'imagination excessive de l'Oriental , et à ce chiffre sept l'habitude juive qui en fait un nombre sacré? Peut- être cependant faut-il voir dans cette recette de R. Houna une ironie cachée contre ces préjugés populaires qu'il combat secrètement en paraissant y condescendre. Le conseil suivant est caractéristique, et ne donne lieu à aucune incertitude d'interprétation. « Contre la fièvre ardente, dit R. Johanan, prenez un couteau tout en fer, allez dans les broussailles attacher une tresse de cheveux; puis le jour même brisez une épine, en disant le verset de l'Exode : « L'ange de Dieu apparut à Moïse, etc... » (au buisson ardent). Le lendemain #brisez une autre épine, et dites : « Dieu vit que Moïse s'était écarté pour regarder ». Le surlendemain retournez et dites : « Dieu dit à Moïse : n'approche pas d'ici »♦ Ceci fait, penchez-vous à terre et prononcez ces paroles : a Buisson! Buisson! ce n'est pas parce que tu es le plus grand, mais bien le plus humble des arbres que le Saint béni soit-il a fait descendre sa gloire sur toi, et comme le feu s'est allumé devant Hanania, Michael et Azaria, et a fui devant eux, que de même la fièvre qui s'allume en moi fuie devant moi. » — Si cette pratique a été inspirée par des usages étrangers, le judaïsme Ta singulièrement transformée, et lui a donné son empreinte propre. On trouve moyen de faire servir la superstition populaire à l'édification, et de mettre dans une recette de bonne femme une leçon assez élevée de moralité. — Ailleurs, c est Abaïa rapportant de nombreuses formules au nom de sa mère, femme célèbre dans la démonologie talmudjque : trois fils de garance (est-ce le fil roùge de Pline?) autour du cou arrêtent les maladies, cinq les chassent, sept préservent ldes sorts. — « Oui, dit R. Aha bar Jacob, si en portant cette garance on ne voit ni le soleil, ni la lune, ni la pluie, si Ton n'entend ni le bruit du fer, ni celui de la forge, ni le cri du coq. — Voilà alors les vertus de ta