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Actes et conférences de la Société des Études Juives · 1889-01-01 · 4 (1889) · p. Seite CCCLXXXV

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Journal
Actes et conférences de la Société des Études Juives
Volume
4 (1889)
Article
Le Talmud
Date
1889-01-01
Page
Seite CCCLXXXV (sequence 5)
Language
French
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LE TALMUD CGCLXXXV daïsme, qui aussi a largement donné droit de cité à nombre de mots latins et surtout grecs, la Miehna nous présente un style simple, concis, parfois obscur dans sa concision; elle évite les digressions, et les rares anecdotes qu'on rencontre çà et là ont pour but d'éclairer les opinions à la lumière d'un fait. Il est inutile de nous arrêter sur cette législation de la Miehna maintes fois exposée et analysée, et récemment encore dans,un article dé la Quarterly Review, et nous arrivons immédiatement à la Ghemara. Mais auparavant il nous faut dire un mot d'un recueil appelé Thosiftha. R. Juda-le-Saint n'avait pas fait entrer dans la Miehna toutes les décisions des docteurs qui l'ont précédé. Bon nombre d'entre elles n'y ont pas trouvé place, soit qu'elles ne jouissent pas à ses yeux d'une autorité suffisante, soit qu'elles fissent double emploi avec celles qu'il avait publiées. La plupart furent recueillies un peu plus tard, sous le nom de Boraithoth [externœ), dans l'ordre même de la Miehna et avec les mêmes divisions et subdivisions, et elles donnèrent naissance à. un nouveau livre, la Thosiftha ou complément. La Thosiftha, qui est due aux écoles de Babylonie et qui a pour auteurs R. Hyya et R. Ochaya, présente les mêmes caractères extérieurs que la Miehna : même langue, même style; cependant l'anecdote y entre pour une part bien plus considérable. La Thosiftha et les autres JBoraïthoth qui n'ont trouvé place ni chez elle ni dans la Mischna forment un des éléments constitutifs de la Ghemara. Nous voici arrivé à la Ghemara, ce commentaire perpétuel qui suit laMichnâ dans toutes ses divisions et subdivisions Elle se présente à nous sous deux formes ou rédactions différentes. L'une est l'œuvre des écoles Palestiniennes, et elle a été rédigée â Tibériade vers 380; l'autre émane des écoles de la Babylonie, des académies de Sora, Néhardéa, Poumbeditha, et elle a été rédigée par 1 Pas partout cependant. Certaines parties de la Miehna sont privées de leurs Ghemaras, soit que les discussions qui en devaient faire l'objet n'eussent pas été mises par écrit, soit que les rédactions ne nous soient pas parvenues. Ainsi dans le premier et le dernier ordre, un seul traité est commenté. Dans le cinquième,, celui des choses sacrées, deux traités sont privés de commentaires.

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