Actes et conférences de la Société des Études Juives
- Journal
- Actes et conférences de la Société des Études Juives
- Volume
- 4 (1889)
- Article
- Jephté. Le droit des gens et la répartion de la Palestine entre les tribus
- Date
- 1889-01-01
- Page
- Seite CCCLXXV (sequence 33)
- Language
- French
- Belongs to
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IEPHTÉ CCGLXXV pompier des représentants, que les Hébreux, à partir de cette époque reculée, i*e l'opt jamais abandonné complètement. San$ doute, les Hébreux pratiquaient la vie nomade. Leurs groupes ne se refusaient psNI, des sources du Jourdain à l'extrémité sud du Chanaan et jusque dans le massif du Sinaï et jusqu'à la frontière de l'Egypte* à de§ déplacements et des installations de plus ou "moins grandë durée, Quelques-uns des campements israélites, placés à la limité du désert, poùvaient, selon les temps et les moments, pratiquer la navette avec l'Egypte; chez ceux-ci tout particulièrement, et à la suite de circonstances spéciales, se sera formée la tradition de l'exode" et de la conquête, qui plus tard fut généralisée et appliquée à l'ensemble des tribus. Dans cette hypothèse, il n'y aurait, vous.lé.voyez, plus lieu de parler de conquête au sens précis et quelque peu étroit du mot. Il y aurait simplement à signaler un phénomène. de développement : les groupes israélites, au fur et à mesure dé leur accroissement, auraient pris la haute main sur la population indigène, l'auraient, soit réduite en servitude, soit expulsée, et peu à "peu se serait formé le domaine dont nous avons indiqué les limites. Dans ces conditions, la conquête de la rive orientale du Jourdain n'aurait été tentée sur les Ammonites et les Moabites qu'au moment où, incapables d'évincer les Philistins et les Phéniciens, les Israélites, à raison de l'augmentation de leur population, auraient reconnu l'insuffisance de leur territoire; elle se serait faite alors, non parla voie du désert syrien, mais dans le sens inverse; non'par l'est, mais par l'ouest. Je. ne vous donne aucune de ces façons dé se représentér des événements aussi éloignés de nous comme devant être décidément préférée aux autres, encore bien moins comme devant se substituer à elles*etles remplacer. En ce qui.touche la connaissance précise des faits de l'ancienne histoire israélite, j'estime qu'il est singulièrement difficile de remonter avec quelque certitude plus haut que l'époque qui précède immédiatement Saûl, c'est-à dire que le onzième ou douzième siècle avant notre ère. Dans l'appréciation des faits que Ton rapporte aux temps antérieurs, un vaste champ s'ouvre, aux eombinaisons personnelles, et, si l'on a qualité pour supposer que les choses se sont passées de telle ou telle façon*