Actes et conférences de la Société des Études Juives
- Journal
- Actes et conférences de la Société des Études Juives
- Volume
- 4 (1889)
- Article
- Le panthéisme oriental et le monothéisme hébreu
- Date
- 1889-01-01
- Page
- Seite CCCXIV (sequence 3)
- Language
- French
- Belongs to
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- IRI
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CGGX1V ACTES ET CONFÉRENCES presqu'île hindoustaiiique, dans le Guzarate, où , s'étaient réftfgiés les sectateurs du mazdéisme, ceux qu'on appelle, les Guèbres ou ïes Parais, après la conquête de la Perse par les Arabes musulmans. Mais, ô cruelle déception! les prêtres parsis, les destours, n'entendaient plus la langue de leur prophète et ne pouvaient plus saisir sa pensée qu'à travers une traduction relativement moderne. C'est la langue de cette traduction, qu'apprit Anquetil-Duperrpn : ce qui ne l'empêcha pas de publier en français le Z&id-Avesta, c'est- à-dire la bible de Zoroastre, et d'en rapporter le texte original, le texte zend, que notre immortel Burnouf déchiffra plus tard et qui est aujourd'hui une des matières de l'enseignement du Collège de France, confiée à un des membres de notre société, à M. James Darmesteter. Les personnages que je viens de nommeFpe sont que les pionniers d'une exploration à la fois plus étendue et plus approfondie. Il me suffit, pour le but que je me propose, d'en signaler les résultats les plus importants, sans m'astreindre à aucun ordre chronologique. L'Egypte, déjà fortement entamée au point de yue scientifique par l'expédition du général Bonaparte et par l'institut créé à sa suite, a été conquise successivement par Champollion, par Mariette et par M. Maspero. A l'ancien Iran, l'ancienne Perse rendue accessible à nos recherches par Anquetil-Duperron, — Sylvestre de Sacy, Ëtienne Quatremère et Mohl ajoutèrent la Perse moderne. La Chine, arrachée à son isolement, .ouverte aux regards de l'Europe attentive par les admirables travaux des jésuites, fut étudiée dans sa langue, dans sa littérature, dans son histoire, par Abel Kémusat, Pauthier, Stanislas Julien, Chavas et beaucoup de vivants, de jour en jour plus nombreux, que je né puis nommer. D'autres savants, en non moins grand nombre, à la tête desquels, sans manquer de reconnaissance envers l'Allemagne et envers l'Angleterre, il më sera peut-être permis de placer Eugène Burnouf, ont répandu une abondante lumière tant sur le bouddhisme que sur le brahmanisme. Les noms des Vèdas et du Bliagavat-Gita, les légendes de Krischna et de Çakya-Mouni, les plus beaux épisodes du Rayiayana et du Mdliabliaratcb, sont presque entrés dans le commerce des esprits cultivés, et il n'y a pas jusqu'à nos professeurs de lycée, je n'ose