Actes et conférences de la Société des Études Juives
- Journal
- Actes et conférences de la Société des Études Juives
- Volume
- 3 (1888)
- Article
- Le livre d'Esther et le palais d'Assuérus
- Date
- 1888-01-01
- Page
- Seite CCLXXXIII (sequence 19)
- Language
- French
- Belongs to
- chapter
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- IRI
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LË LIVftË D'ÉSTHËR ET LE PALAÎS IVASSUÉRUS CGLXXX1IÎ Esther dans sa propre maison au roi et au grand vizir) 'et se dirigea vers le jardin du titan... » «... Et le roi revint du jardin du bitan à la salle du festin de vin...» Un dernier coup d'œil Sur le Memnonium permettra de suivre Akhachvéroch à travers les jardins du titan et de constater qu'en sortant de chez la reine, le monarque entrait directement dans le paradis de l'apadâna. La superposition des" plans déduits, le premier de la lecture attentive de l^meghiUah^m^ des itinéraires de la favorite, d'Haman et du roi; le second de l'étude des ruines, ne saurait être plus parfaite. La Bible en main, essayez de reconstituer les grandes divisions du palais d'Akhachvéroch, et vous serez conduits à tracer un monument ayant les plus complètes analogies avec l'acropole d'Artaxerxès Mnémon. Le bitan, ses jardins et son vestibule hypèthre occuperont très loin de la maison du roi la place de l'apadâna et de la plate-forme qui le précède, le harem confinera par une de ses faces aux jardins du titan, par l'autre à la maison du roi; la cour intérieure de la maison du roi sera limitée par la maison de la royauté^ sur celui de ses côtés qui fera face à la porte de communication de Yanderoun et du tiroun; la cour extérieure de la maison du roi correspondra à la place d'armes, et la 'porte du roi à la porte unique de l'enceinte générale. Les fouilles de Suse ne confirment pas seulement les descriptions architectoniques de la îneghillah, mais les moindres détails du récit. Lorsque Esther se présente dans la cour intérieure de la maison du roi, Akhachvéroch est assis sur son trône; en signe de pardon,il incline vers la favorite le sceptre d'or qu'il tient à la main. Une scène analogue est illustrée sur les murs des palais persépolitains. Là aussi,* le roi, assis sur un trône élevé, tient une longue canne — le sceptre, — insigne de sa puissance souveraine, qu'hériteront plus tard les grands dignitaires du clergé chiite. Dans un pays où grands et petits s'accroupissaient sur des tapis, le trôné était peut-être, avec-le sceptre, les seuls privilèges somp^