Actes et conférences de la Société des Études Juives
- Journal
- Actes et conférences de la Société des Études Juives
- Volume
- 3 (1888)
- Article
- Rapport sur les publications de la Société pendant l´année 1887
- Date
- 1888-01-01
- Page
- Seite CCLI (sequence 8)
- Language
- French
- Belongs to
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- IRI
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ftAPPORT SUR LES PUBLICATIONS DE LA SOCIÉTÉ CCLI sacré* à ses frères ou à ses vassaux, et qu'enfin, lorsque Philippele-Bel chassa les. juifs en 1306, il fit, suivant le mot spirituel de M, Lazard, plus qu'une mauvaise action : il fit une mauvaise affaire1. * M. Loeb qui a débrouillé cette année, dans un gavant article des Mélanges Grœtz, toute l'obscure question des expulsions et des rappels des juifs de France,- s'en tient, dans la Revue, aux épisodes particuliers de leur histoire. Nul, d'ailleurs, n'excelle mieux que lui à tirer d'un fait divers, en apparence insignifiant, une yive lumière qui éclaire tout, l'entourage et rejaillit sur l'histoire générale : c'est la vraie util|té dea travaux de détail, c'est ainsi qu'ils doivent être compris; autrement, ils justifieraient la boutade d'un critique célèbre : « Rien-fr'est bête comme un. fait ». L& procès de Samuel ïbw Tibbon:* estt un, chapitre nouveau dans la galerie des Causes .célèbres juives que npus donne peu à..peu noire excellent collaborateur. G/estJe pep$A^^^ du procès de. BoxachLévy, l'intéressant bigame que vous;jn'avez pas oublié^ Samuel ibn Tibbon, l'indigne fils du célèbre traducteur Moïse, n'était pas lui-même bigame, îàais il aijr^it bjLen.v^^ Bienvenue Tétait. Tout &nf^p:t,,il l'avait-demandée en mariage sans l'obtenir; $près qu'elle eut convolé ailleurs, il se sqjivint tout à 'coup de. son ancienne demande, affirma qu'elle ^yait été accueillie, et qu'il avait bien réellement épousé s$ cousine, non pas une fois, mais trois fois. Cependant il ne réclamait pas sa femme; il exigeait seulement qu'elle lui demandât une lettre de divorce, qu'il lui aurait vendue naturellement à bons deniers comptants. Quelle fut l'issue de ce singulier procès f On ne le sait pas au juste, mais tout porte à croire que Samuel le perdit. Ce qui parle le plus contre lui, c'est qu'il ne s'était souvenu de ses droits sur Bienvenue que du jour où celle-ci fut devenue, par la mort d'un sien frère, une riche héritière. On voit d'ici la mora- * Sur les Juifs du domaine royal voir également Bloch, Un permis de résidence du, xviix6 siècle, XIV, 116, et Schwab, Trois inscriptions hébraïques' de Mantes, XV, 295. Lé nom mutilé .. .BJKY% que M. Schwab lit Joète, et M. Arsène Darinesteter Joyeuse, pourrait être Ivette. Voir Bévue, I, 68^ dernière ligne, et VI, 222, ou se trouve le même nom écrit ïlttNYv 8 Loeb, Le procès de Samuel ibn Tibbon (Marseille, 1255), XV, 70.