Actes et conférences de la Société des Études Juives
- Journal
- Actes et conférences de la Société des Études Juives
- Volume
- 2 (1887)
- Article
- Les monnaies juives
- Date
- 1887-01-01
- Page
- Seite CCXIII (sequence 33)
- Language
- French
- Belongs to
- chapter
- OCR quality
- 57% known words query
- IRI
…/1099854-5241364--241-1100074- Visual Library
- page viewer of the UB Frankfurt
OCR text
LES MONNAIES JUIVES CCXiil est bien indiquée, par le type de ces sieles : un portique à quatre colonnes, représentation idéale du temple de Jérusalem, qu'on se proposait de rebâtir. Au-dessus du temple figure parfois une étoile, qui peut être une allusion au surnom messianique de Simon « fils de l'étoile ». Le type du revers, etrog et loulab, est un souvenir des types analogues de la première révolte. Quant à*la légende, le droit présente tantôt le nom de Jérusalem, tantôt celui de Simon; le revers, soit Shenat àhat ligullat Israël « an 1 de la délivrance d'Israël », soit Sh(enat) Bet leher\ut) Israël « an 2 de la liberté d'Israël », soit tout simplement Léherut Yerushalem « liberté de Jérusalem ». Il est essentiel de remarquer que le nom de Simon ne figure jamais sur les sicles de la première année. La même observation s'applique d'ailleurs aux deniers : tous les deniers datés de Simon portent la date an 2. Qui donc était le monétaire principal de Y an 1? La réponse a été fournie par la découverte assez récente des deniers suivants (fig. 26), en très petit nombre d'ailleurs, ayant pour iypes le vase et la palme d'une part, la grappe de Jjautre; pour légendes Eléazar TiakJcohen (Éléazar le prêtre) et *Shenat ahat ligullat Israël (An 1 de la délivrance d'Israël). Ces deniers sont contemporains de ceux de Simon — comme le prouvent certaines pièces hybrides où l'on voit associés les droits ou les revers de pièces des deux chefs; — ils nous apprennent que pendant ia première année, Simon Barcochébas, chef militaire de l'insurrection, s'effaça devant lé chef religieux, Éléazar, que les rebelles avaient progressive, le tétradrachme attique était descendu au poids du statère tyrien, lequel ne se frappait plus. Barcochébas pouvait donc, sans erreur notable, accepter ces tétradrachmes pour des sicles. ACT. ET CONF., T. I. 4t> Fig. 20.