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Actes et conférences de la Société des Études Juives · 1887-01-01 · 2 (1887) · p. Seite CXLIX

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Journal
Actes et conférences de la Société des Études Juives
Volume
2 (1887)
Article
Sectes juives de la Galicie
Date
1887-01-01
Page
Seite CXLIX (sequence 9)
Language
French
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SECTES JUIVES DE LA GAL1CIE CXL1X schechinah, la gloire de Dieu, et pour réunir les noms de lah et de Vahj les deux moitiés du tétragramme Iah-Veh, je suis prêt à accomplir le commandement suivant». Pourtant ils suivent les mêmes commandements que les Israélites, à moins que la kabbalah et le Zadik ne leur commandent autre chose. C'était en 1857, j'étais allé avec mon oncle voirie Zadik Liebmann de Sadagôra. J'eus l'occasion d'observer et d'étudier cet homme merveilleux, ainsi que les Hassidim. Mon oncle était médecin et très sceptique. Il croyait cependant jusqu'à un certain point aux qualités extraordinaires du Zadik, et il prenait partout son parti. Sadagôra était, dans ce temps, une petite ville habitée seulement par des Juifs et des Arméniens. Des rues étroites, pleines d'ordures, avec des coins sombres, jamais" éclairés par un rayon de soleil. De petites maisons en bois, blanchies au plâtre, couvertes d'un toit en bois également. Dans les rues, de pauvres juifs, en manches de chemise, une petite boucle de cheveux de chaque côté du front, la barbe longue. Des femmes, vêtues de robes vertes, aux figures jl'un teint verdâtre, souffreteuses, tenant leurs enfants dans les bras et nous regardant d'un air soupçonneux : voilà Sadagôra. Au milieu de la petite ville, une grande place, où se trouve la maison du Zadik. Maison de bois, ayant un étage, auquel on parvient au moyen d'un escalier situé à l'extérieur de la maison. Devant cette demeure se trouvait une foule de gens. Le plus grand calme régnait, on n'entendait que quelques chuchotements. Des voitures de toutes sortes étaient arrêtées, des traineaux avec de riches couvertures de fourrures, des "bufki, ainsi que l'on nomme chez nous les petites voitures juives que recouvre une toile; en forme de tente; on voyait aussi quelques véhicules de paysans contenant de la paille pour se coucher et attelés de deux ou trois petits chevaux maigres, ces chevaux, dont un voyageur français du xvme siècle disait : en Pologne, les paysans attellent de grands chiens. A la porte du sanctuaire, dix ou douze jeunes gens montaient lagarde. C'étaient de beaux hommes, vêtus de longs cafetans de satin noir. Leur visage encore imberbe montrait une santé florissante; on remarquait naturellement les deux inévitables boucles de

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