Actes et conférences de la Société des Études Juives
- Journal
- Actes et conférences de la Société des Études Juives
- Volume
- 1 (1886)
- Article
- Le juif au théâtre
- Date
- 1886-01-01
- Page
- Seite L (sequence 2)
- Language
- French
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L ACTES ET CONFÉRENCES œuvres et gardé le souvenir reconnaissant de quelques bons quarts d'heure dus à ses délicieuses créations du théâtre ou aux brillantes fantaisies de sa plume, qui sait être sérieuse en riant, plaisante sans quitter le ton àe bonne compagnie et caustique sans jamais blesser. Je dois simplement remercier M. Dreyfus au nom de notre Conseil, en votre nom, Mesdames et Messieurs, de l'obligeance avec laquelle il a répondu à notre appel et consenti à jeter une note un peu plus gaie et plus légère dans les ^travaux ordinairement *i sévères de notre Société. M. Drôyfus ta, nous ^ntfcfctenîr 4u juif su théâtre. Ge qu'il vous dira, j'ose risquer cette prophétie, sera plein de bon sens, de sel et de finesse. Tout ne sera peut-être pas agréable à entendre pour des oreilles israélites, car si nous avons été beaucoup maltraités dans la vie réelle, on ne nous a guère ménagés dans la vie imaginaire de la scène. Je ne parle pas, bien entendu, des auteurs et des acteurs que nous avons fournis en nombre respectable au théâtre : ceux-là n'ont pas à se plaindre <te Ja fortune, et M. ÎBrieyfus en sait quelque, chose; je parle des rôles qu'on nous a prêtés, des personnages qu'on nous a fait jouer. ï^e craignez rien cependant : avec de l'esprit on peut tout dire, et quand il s'agit d'une dépense d'esprit, M. Dreyfus n'est jamais à court. Mxs&àwi$i&? Massiau^3fl Pô^èittez-m'oi fl^aWà d*'aaresser à ntïtre <&er¥*êsMent le* reme'fctenlèûts qufe^eM Mô pour son dioctrtion sussi mamble qu'adroite. ÎÏÎUïùè pïêsôutàut tsolnmeHniomîne âé1;hêâtrè,lL le grand rabbin Zadoc Kahn vous indique bien que mes travaux habituais m'éMgnèUt tout à ïaïfc du 'genre études qu'on isulïïve i<à et, par conséquent, que je u'âi pu y venir avôc la Mie pensée ite rttftplaeeir les illustres saVatfts et hébràîsantsiqm sont vos corôérenciers ordinaires. Mn^l rassurés "Sur mes intentions, vous me pardonnerez mon mûùtctè. ffiLWd Mitât la justifier pourtant, je u%foîterms pas