Actes et conférences de la Société des Études Juives
- Journal
- Actes et conférences de la Société des Études Juives
- Volume
- 1 (1886)
- Article
- Rapport sur les publications de la Société pendant l'année 1884-1885
- Date
- 1886-01-01
- Page
- Seite XXXII (sequence 13)
- Language
- French
- Belongs to
- chapter
- OCR quality
- 64% known words query
- IRI
…/1099854-5241362--043-1099893- Visual Library
- page viewer of the UB Frankfurt
OCR text
XXXH ACTES ET CONFÉRENCES II L'histoire littéraire — j'entends l'histoire de la langue et celle des idées — ne nous a pas fourni une moisson moins abondante que l'histoire matérielle. J'ai mentionné les études grammaticales de M. Halévy, ses aperçus ingénieux sur le proto-araméen des inscriptions arabes et sur son identité présumée avec la langue parlée par les Hébreux avant la conquête de Canaan. M. Bubens Duyal, dans son compte rendu de la grammaire de Kautzsch, s'occupe de l'araméen à un stage plus avancé de sa formation, tel qu'on le rencontre dans les livres d'Esdras et de Daniel1. Les articles de M. Mayer Lambert et de M. Jastrow sur la particule ilmaM, déjà étudiée par M. Duval, nous transportent au dernier état de la langue araméenne, à l'araméen' talmudique2. Tandis que ces auteurs et d'autres encore nous tiennent au courant des plus récents progrès de la philologie sémitique3, M. Derenbourg, M. Israël Lévi, M. Halévy" continuent leurs brillantes recherches sur le Talmud et le Midrasch, et tout particuliè-, rement sur la ffaggadfù talmudique. Le sens véritable et primitif de ce nom si élastique, Haggada, n'a été déterminé que tout récem-â ment, dans un essai de M. Giidemann, dont notre cher président nous a exposé les résultats : Haggada s'opposait autrefois à Ketab, et désignait l'ensemble des récits traditionnels, plus ou moins mêlés d'ornements anthropomorphiques, qui formaient une histoire légendaire des origines juives à côté de la version officielle et. monothéiste, qui a seule pris place dans le Canon 4, 1 IX, 138. * IX, '290; XI, 157. Ce mot est tantôfpréposition signifiant sans* tantôt conjonction signifiant 5*. Dans ce dernier cas, il ne peut prendre le sens négatif que par l'addition d'une particule négative; l'hébreu îoulê se comporte de même. (Comparez aussi les mots latins si* et sine, au fond identiques.) 3 Neubauer, compte rendu de Perles, Beitrâge mr Grescjkichte der hebritischen md aramtiischen jSfewcfon, IX, 152. —Halévy, comptes rendus de Lagarde, Mittheilungen, et de Delitzsch, l'hébreu et l'assyrien (X, 294). 4 Derenbourg (Joseph), Haggada et légende, IX, 301.