Actes et conférences de la Société des Études Juives
- Journal
- Actes et conférences de la Société des Études Juives
- Volume
- 4 (1889)
- Article
- Assemblée générale. Séance du 19 janvier 1889
- Date
- 1889-01-01
- Page
- Seite CCCVIII (sequence 2)
- Language
- French
- Belongs to
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- IRI
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GGGVlfl ACTES ET CONFÉRENCES où jamais l'éloge ne dépasse ni ne contredit la vérité, tout en la montrant sous son plus beau jour, comme font les peintres habiles. Le nom de M. Arsène Darmesteter appartient à la fois à la religion israélite et à la science. L'une et l'autre ne cesseront de lui payer un tribut de reconnaissance et d'affection dans lequel entrera Je regreî désintéressé qu'une vie aussi utile, aussi brillante, ait été tranchée si vite, avant d'avoir produit peut-être la meilleure partie de ses fruits. Ici encore, je vous renverrai aux paroles de M. Zadoc Kahn. Le petit discours qu'il a prononcé aux funérailles de M. Arsène Darmesteter est un modèle de grâce affectueuse et de cette simplicité du cœur, qui est la vraie éloquence, précisément parce qu'elle n'y vise pas. Cependant, àvec le discours de M. Zadoc Kahn, je vous engage à lire celui de M. Gaston Paris, de l'Académie, des inscriptions et belles-lettres. Le savant, lui aussi, a trouvé des accents venus de l'âme, et le chrétien n'a pas l'air de se douter que, devant la tombe d'un homme supérieur, qui fut également un homme de bien, il y ait la moindre différence de religion et dë race. A mon grand regret, je ne pourrai pas m'étendre beaucoup sur les autres personnes très honorables, très bienfaisantes, très dévouées à notre Société, dont il me reste encore à vous entretenir. M. Adelson-Monteau, quoique très occupé d'économie politique et un des meilleurs interprètes de cette science, s'intéres3ait vivement à l'histoire et à la littérature juives et suivait avec passion les destinées du judaïsme lui-même, qu'il croyait appelé à parcourir encore une brillante carrière. M. Victor Saint-Paul, membre du Consistoire de Paris et très dévoué aux intérêts de la communauté israélite, ne l'était pas moins à ceux de l'humanité et de la science. Il a fondé un prix de 25,000 francs destiné à récompenser la découverte là plus importante touchant la diphthérie, cette maladie terrible qui ne pardonne, presque jamais. M. Saint-Paul a fondé aussi, en faveur des étudiants en droit, une oeuvre qui porte son nom et a généreusement contribué à la formation de la maison de refuge qui existe à Neuilly en faveur des jeunes filles. " * M. Henri Picart, que personne n'égalait en popularité parnùi les israélites de Parte, a fait de la bienfaisance l'affaire de toute sa vie.