Actes et conférences de la Société des Études Juives
- Journal
- Actes et conférences de la Société des Études Juives
- Volume
- 3 (1888)
- Article
- Assemblée générale. Séance du 21 janvier 1888
- Date
- 1888-01-01
- Page
- Seite CCXXXVIII (sequence 4)
- Language
- French
- Belongs to
- chapter
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- IRI
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ccxxxvm ACTES ET CONFÉRENCES va entreprendre, et je vous assuré qu'il est homme à la mener à bôïine fini. Je n'ai pas encore le droit de proclamer officiellement, Mesdames et Messieurs, le nom de mon successeur, qui sera désigné par vos suffrages, cependant je me permets de saluer son avènement'à la présidence. M. Adolphe Franck (ne faisons pas de mystère) avait bien destitres à notre choix, mais de tous ceux qui pouvaient nous inspirer le désir de le voir diriger nos travaux et no* délibérations, celui qui nous a particulièrement touchés, c'est que M* Franck a été un de nos amis de la première heure, un ami sincère et profondément dévoué; c'est qu'il nous a fait à notre entrée dans le monde l'accueil le plus chaleureux'y qu'il a, dès l'origine, apprécié nos publications avec une extrême bienveillance; c'est qu'enfin il a bien voulu, à deux reprises, charmer nos assemblées générales par ses savantes, élégantes et éloquentes conférences. À tous les motifs qui nous faisaient désirer qu'il devînt président de la Société des Etudes juives, s'ajoutait, par conséquent, celui d'une légitime et sincère reconnaissance. * * Conformément à nos habitudes je. devrais aussi-, Messieurs, vous dire un mot de la conférence que vous allez entendre et de l'auteur de cette conférence. Mais ici les noms suffisent véritablement.: CrêjnieuxetLeven! Crémieux, c'est-à-dire le défenseur ardent du judaïsme, le vaillent champion de notre cause, qui n'a jamais laissé passer line injustice, une violence, une tentative de persécution sans protester avec la plus grande énergie par sa parole de feu ou sa plume entraînante, et qui, du premier moment jusqu'au dernier, a mérité d'être considéré comme le représentant le plus autorisé de notre culte, par cela seul qu'il a combattu, en toutes circonstances, pour les idées de justice* de liberté de conscience et de tolérance religieuse et travaillé à leur triomphe! M.* Leven,*un ami, un disciple de'Crémieux, qui* pareil à Elisée ^'associant aux travaux de son maître Elie, a recueilli lui aussi Je manteau sacré et, s'inspirànt du même esprit, animé de la même foi, a consacré déjà, je n'exagère pas, trente années de sa vie, soit comme membre du Consistoire, soit comme secrétaire ou vice-président de l'Alliance israélite, à défendre les mêmes causes, allant