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Actes et conférences de la Société des Études Juives · 1888-01-01 · 3 (1888) · p. Seite CCXXXVI

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Journal
Actes et conférences de la Société des Études Juives
Volume
3 (1888)
Article
Assemblée générale. Séance du 21 janvier 1888
Date
1888-01-01
Page
Seite CCXXXVI (sequence 2)
Language
French
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CCXXXVI ACTES ET CONFÉRENCES de suivre nos réunions savent avec quelle assiduité il les suivait lui-même, quelle attention religieuse il accordait à nos conférences. Il nous manque beaucoup, comme il manque.beaucoup, énormément, partout où il apportait sa bienveillance charmante, son exquise bonté et son merveilleux dévouement à tout ce qui peut favoriser les progrès de l'instruction, de ta charité et de la civilisation. Je serai, sans aucun doute, l'Interprète de vos sentiments à tous en consacrant un pieux souvenir à cet homme de bien que nous avons perdu si prématurément et en adressant à ceux qui le pleurent l'expression de nos regrets et de notre vive sympathie. Mesdames et Messieurs, nous avons subi d'autres pertes bien sensibles dans le courant de cette année, et j'ai le devoir comme président de faire la triste nomenclature des collègues que la mort nous a enlevés. Nous avons perdu un de nos membres fondateurs, M. Nestor Dreyfus, qui nous avait donné, avant même notre constitution" définitive et pour faciliter notre entrée dans la vie, une preuve de sa générosité en s'inscrivant pour un don de mille francs sur la liste de nos membres fondateurs; nous avons perdu aussi un de nos membres perpétuels, ce pauvre baron Lucien de Hirsch, dont la mort a produit une si profondè impression sur tous ceux qui l'ont connu et apprécié et même sur ceux qui ne l'ont pas connu; nous avons perdu Emmanuel Lange, un autre jeune homme, élève distingué de l'École normale supérieure, que la mort a arrêté au début d'une carrière pleine de promesses; nous avons perdu enfin M. Guguenheimer et M. Salomon Witlich, morts tous deux dans des circonstances tragiques et particulièrement douloureuses. Je paie une dette de notre Société en rendant à ces mémoires l'hommage qui leur est dû. Mesdames et Messieurs, je quitte ce soir le fauteuil de lav présidence, que j'ai occupé un peu plus longtemps que le comporte notre règlement; mais vous tiendrez compte des événements pour amnistier une'usurpation de fonctions très involontaire. Je ne ferai pas l'histoire de ma présidence : elle a ressemblé à celles qui l'ônt précédée, c'est dire qu'elle s'est passée paisiblement,* sans incidents notables, sans crise violente, sans difficulté d'aucune sorte.

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