Actes et conférences de la Société des Études Juives
- Journal
- Actes et conférences de la Société des Études Juives
- Volume
- 2 (1887)
- Article
- Assemblée générale. Séance du 11 décembre 1886
- Date
- 1887-01-01
- Page
- Seite CXXXVI (sequence 3)
- Language
- French
- Belongs to
- chapter
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- IRI
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CXXXVI ACTES ET CONFÉRENCES comme on dit, trop orfèvre pour me permettre une appréciation sur le choix de ce sujet; mais vous penserez comme moi qu'il est juste que les prédicateurs, qui usent sans cesse du privilège de blâmer, de critiquer, de morigéner, sans que personne puisse répliquer, s'entendent aussi dire une fois leurs vérités. Si on leur fait passer un mauvais quart d'heure, ils n'auront que ce qu'ils méritent. Messieurs, une tradition qui remonte à la fondation de notre Société et à laquelle nous sommes très attachés, veut que dans nos Assemblées générales il soit fait mention des sociétaires que la mort nous a enlevés au cours de l'année. Nous avons malheureusement subi des pertes cruelles depuis notre dernière réunion, et longue, beaucoup trop longue est notre* liste nécrologique. Nous avons eu la douleur de perdre deux de nos membres fondateurs : Mme la baronne James de Rothschild, qui avait témoigné à notre œuvre une sympathie toute particulière et bien naturelle, car la Société des Études, juives était, pour cette grande bienfaitrice du judaïsme, comme une création de famille à laquelle resteront toujours liés le nom et le souvenir de notre premier président, le regretté James-Edouard de Rothschild; M. Marc Lévy-Crémieux qui, dès les premiers temps de notre existence, nous a fait un don généreux de mille francs. Nous avons à déplorer, ôn outre, la disparition de nos chers collègues S. Beaucaire, Bernard Cahen, Ernest David, Gustave d'Eichthal, Alexandre Lange, Gersam Léon, Lipmann, grand-rabbin de Lille, Merzbacher de Munich, Myrtil Prager et N.-Ph. Sander. Beaucoup de ces amis disparus mériteraient mieux qu'une simple mention* car ils n'étaient pas seulement pour nous des souscripteurs, mais encore des prédécesseurs et des modèles dans le labeur scientifique. Nous garderons à tous un fidèle et reconnaissant souvenir. S'il est vrai* Mesdames et Messieurs, que des vides douloureux se sont produits dans nos rangs, nous avons aussi, grâce à Dieu, fait de précieuses acquisitions. La liste que publie notre Revue dans chacun de ses numéros vous a déjà appris le nom de nos nouveaux collègues. Je ne ferai aucune énumération, mâis je dirai que le Conseil a accueilli avec une grande satisfaction et un sentiment de fierté des adhésions qui sont un honneur pour la Société. En somme, malgré les pertes éprouvées et certaines défections.